Thèses "Médecine"

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    Etude descriptive et évaluation des facteurs pronostiques de l'infertilité des couples Prise en charge à l'EHU d'Oran.
    (2015-06-28) BELHACHEMI Najet
    L’infertilité du couple constitue un problème majeur de santé publique dans le monde. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 10 à 15℅ des couples dans le monde seraient concernés. Cette étude a été menée aux fins d’identifier les facteurs pronostiques de l’infertilité du couple à l’EHU d’Oran. C’est une étude prospective, d’un échantillon fait de 760 couples infertiles pris en charge au sein du service de gynécologie obstétrique de l’EHU d’Oran. C’est une étude mono centrique s’étendant sur 4 ans de janvier 2009 au décembre 2012. Dans notre étude, la durée moyenne de l’infertilité était de 4.8 ans et l’infertilité primaire représentait 74%. L’âge moyen du couple infertile était de 33.2 ans chez la femme. L’âge moyen des hommes était de 39.5 ans. L’origine masculine de l’infertilité était prédominante à 30.4%, dominée par l’oligo- asthéno –tératospermie sévère. L’étude des facteurs pronostiques a montré un retard dans la prise en charge des couples infertiles, l’âge avancé de la femme et de l’homme et la durée importante d’infertilité qui rendent les chances de conception minime. L’origine masculine de l’infertilité était plus importante que la féminine suggérant une détérioration des paramètres spermatiques. Les causes tubaires dans l’origine féminine de l’infertilité sont importantes du fait de l’augmentation de la prévalence des IST particulièrement le chlamydiae trachomatis. L’étude de survenue de la grossesse a été faite sur 605 couples infertiles soit 79.6% des cas en dehors des techniques FIV/ICSI. Un couple sur quatre avait conçu et un couple sur cinq a eu un enfant vivant. Les facteurs de survenue d’une grossesse sont intimement liés aux facteurs pronostiques de l’infertilité. La prise en charge de l’infertilité n’est pas seulement l’apanage de la femme mais prend réellement en considération l’homme. L’approche de l’infertilité chez le couple doit inclure aussi bien une évaluation de la femme que de l’homme. Cette évaluation de l’homme doit passer par des investigations cliniques et des analyses spermatiques. Le domaine de la reproduction humaine est un domaine qui justifie la plus grande attention, ne serait-ce que du fait de la forte prévalence des troubles de la fertilité dans la population. Ce domaine de recherche est par nature multidisciplinaire.
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    Chirurgie radicale du cancer de la vésicule biliaire.
    (2015-06-30) BOUDJENAN SERRADJ Nabil
    Introduction : Le cancer de la vésicule biliaire (CVB) est la plus fréquente des tumeurs des voies biliaires, il se classe au 5ème rang des cancers digestifs. Réputé être de découverte tardive et de pronostic sombre, seule la résection chirurgicale curative avec une marge RO permet une survie prolongée. But : L’objectif de notre étude est l'évaluation de la pratique de cette approche curative (radicale) dans le traitement chirurgical du cancer de la vésicule biliaire au niveau du service de chirurgie hépatobiliaire et greffe du foie de l'EHU. Oran. Matériel et méthode : Le protocole que nous avons adopté consiste en une chirurgie radicale à visée curative pour les patients présentant un cancer de la vésicule biliaire suspecté en préopératoire potentiellement résécable et le CVB découvert sur pièce de cholécystectomie dès que le stade dépasse Tlb, sans traitement adjuvant sauf certains cas particuliers en concertation avec les équipes d’oncologie médicale Résultats : De septembre 2009 à Septembre 2014, nous avons répertorié quatre cent trente-sept patients porteurs d'un cancer de la vésicule biliaire, deux cents six patients ont été opérés avec quatre-vingt et un (81) patients bénéficiant d'un traitement chirurgical à visée curative. Notre série comportait 64 femmes et 17 hommes représentant respectivement 79 % et 21 %, avec un sexe ratio (F/H) de 3,76, avec une moyenne d'âge de 63.96 ans. Parmi les principaux facteurs de risque de développement du caner de la vésicule biliaire, trois avaient été retrouvés dans notre série, la lithiase vésiculaire dans 51,8 % des cas, le polype vésiculaire dans 7.5 % et les anomalies de jonction bilio-pancréatique avec dilatation kystique du cholédoque dans 3.7% des cas. La douleur de l'hypochondre droit reste le maitre symptôme ramenant le patient à consulter dans 44,4% des cas de notre série. Le cancer de la vésicule biliaire a été découvert de façon fortuite (CVBDF) sur l'examen anatomo-pathologique de la pièce de cholécystectomie réalisée pour lithiase vésiculaire dans vingt-neuf (29) cas, soit 35,8% de l'ensemble des patients. Le principal type de résection dans notre série était la bisegmentectomie IVb-V dans 93 % des cas, une résection hépatique selon Glenn a été utilisée chez quatre patients et une trisegmentectomie IVb-V-VI réalisée chez une patiente. Tous les patients avaient bénéficié d'un curage ganglionnaire de type pédiculaire, associé à une résection de la voie biliaire principale dans 18.5 % des cas et une résection systématique des orifices de trocart chez sept patients présentant un CVBDF opérés initialement par voie laparoscopique. Nous avons enregistré 11.1% de morbidité postopératoire représentée essentiellement par les complications biliaires, avec une mortalité de 2.4 %. La survie dans notre série était de 94 %, 64 % et 58 % respectivement à l, 3 et Sans, avec une moyenne de survie de 41.66 +/- 2.60 mois. Conclusion :Notre étude a confirmé que la chirurgie radicale du cancer de la vésicule biliaire est tout à fait faisable et réalisable dans notre environnement (représenté par le service de chirurgie hépatobiliaire de l'EHUOran), avec une expertise et un respect des exigences techniques et carcinologiques, une morbi-mortalité faible et un taux de survie très acceptable par rapport aux différentes équipes et séries mondiales.
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    Aspects anatomopathologiques des tumeurs annexielles cutanées.
    (2014-09-18) MEDJAMIA Miloud
    Les tumeurs annexielles cutanées sont des tumeurs dont la classification est basée sur leur différenciation, sudorale apocrine ou eccrine, pilaire ou sébacée. Plusieurs études ont été réalisées sur ce sujet en Asie et en Amérique, une seule a été menée en Afrique au Nigéria, et aucune n’a été faite dans ce sens dans le monde arabe, dans les pays du Maghreb ou en Algérie. Nous avons effectué une étude rétrospective sur 03 ans, de janvier 2008 à décembre 2010, et une étude prospective sur 03 ans entre janvier 2011 et décembre 2013, nous avons réévalué tous les cas de tumeurs annexielles provenant de l’Hôpital Militaire Régional Universitaire d’Oran ‘Dr AMIR MOHAMED BENAISSA, du CHU MUSTAPHA D’Alger, de l’EHU 1er Novembre D’Oran, de l’hôpital militaire régional universitaire de Constantine, des laboratoires privés du Dr BELARBI (Tlemcen), Dr LAGHROUATI (Oran), et du Dr KORSO (Oran). Notre série est importante, elle comporte deux cent soixante-sept (267) tumeurs annexielles diagnostiquées sur 6 années. Le sex ratio est égal 1. La moyenne d’âge est de 41.5 ans avec des extrêmes allant de 06 mois à 93 ans. Le siège le plus commun est la tête et le cou (176 cas soit 65.9%). L’aspect clinique est souvent celui d’une lésion nodulaire non spécifique (112 cas soit 41.9%). Les tumeurs à différenciation sudorale sont les plus communes (142 cas soit 53.2%). Le type histologique le plus fréquent est le pilomatricome (69 cas, soit 25.8% de toutes les tumeurs annexielles), suivi de la tumeur mixte cutanée (36 cas soit 13.5%) et de l’hidradénome (22 cas soit 8.2%). Les tumeurs bénignes représentent la plupart des tumeurs annexielles répertoriées (237 tumeurs soit 88.8 %). Le sex ratio pour ces tumeurs est égal à 1. L’âge moyen est de 38.5 ans avec des extrêmes allant de 06 mois à 93 ans. Le siège de prédilection est la région cervico-faciale avec 157 tumeurs soit 66.2%. Elles se présentent souvent sous forme de nodule (104 cas soit 44.3%). La différenciation sudorale est prédominante (123 cas soit 52%), suivi de la différenciation folliculaire, puis sébacée. Trente (30) carcinomes annexiels ont été diagnostiqués. Il existe une prédominance masculine avec un sex ratio de 1.5. La moyenne d’âge est de 64.3 ans. Comme pour les tumeurs bénignes, les carcinomes siègent souvent au niveau de la tête et du cou (19 cas soit 63.3%) et la différenciation sudorale est la plus fréquente (19 cas soit 63.3%). Le carcinome adénoïde kystique est le carcinome le plus fréquent dans notre série (5 cas soit 16.7%), ceci en incluant les carcinomes du conduit auditif externe. Le carcinome sébacé, le carcinome annexiel micro kystique et la maladie de Paget mammaire viennent en deuxième position (4 cas soit 13.3% chacun). Les résultats de notre étude sont concordants avec ceux de la littérature, et confirment que ce sont des tumeurs qui sont souvent de diagnostic histologique car leur aspect clinique est non spécifique dans la plupart des cas. Ce sont des tumeurs relativement rares, très variées, et de diagnostic difficile car souvent méconnues. Cette étude nous a permis de préciser les critères de diagnostic positif et différentiel, de reconnaitre une très grande variété de tumeurs annexielles cutanées et d’acquérir ainsi une sur-spécialisation dans ce domaine.
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    Prise en charge chirurgicale des lésions caustiques oeso-gastriques.
    (2012-11-18) HAMDAD Malik
    Introduction L’importance de nouveaux cas qui augmentent d’année en année, la controverse concernant la prise en charge initiale, l’apport des examens complémentaires dans le bilan lésionnel, le type d’alimentation durant les trois premières semaines, les modalités ultérieures de reconstructions, le taux élevé de mortalité durant la phase aigüe, la morbidité après oesophagoplastie sont autant d’éléments nécessitant des réponses. Nous rapportons dans ce travail les résultats de notre étude concernant la prise en charge des lésions caustiques oeso-gastriques contribuant ainsi à apporter des réponses à certains points de la problématique. Matériels et méthodes Il s’agit d’une étude descriptive, prospective et mono-centrique menée sur une période de 10 ans, allant de Janvier 2002 à Décembre 2011. Les objectifs principaux sont la diminution de la mortalité à la phase aigüe, le rétablissement d’une alimentation normale après la phase de sténose par le choix d’une technique d’oesophagoplastie à moindre morbi-mortalité. Résultats 300 patients ont été retenus dans l’étude dont 215 de sexe féminin. L’âge moyen est de 27 ans. L’ingestion du produit caustique était volontaire dans 64.6%. Il a été pratiqué 33 interventions en urgence dont 24 oesophagéctomies par stripping. Durant cette phase la morbidité et la mortalité étaient respectivement de 58% et 42 %. 25 patients ont été opérés pour sténoses gastriques. 107 ont développés des sténoses œsophagiennes dont 68 ont bénéficiés d’oesophagoplasties par transplant colique gauche (N=45), colique droit (N=08) et gastrique (N=15). La Morbidité était de 44 %, représentées par les fistules cervicales dans 19 % des cas et les péritonites post-opératoires dans 03% des cas. La mortalité de ces interventions était de 13.3%. Les séquelles fonctionnelles après oesophagoplastie étaient 48.5%. Conclusions L’ingestion de produits caustique est une urgence médico-chirurgicale grave pouvant compromettre le pronostic vital dans l’immédiat. La prise en charge par une équipe multi-disciplinaire expérimentée contribue à la réduction de la morbi-mortalité durant la phase aigüe. La place de la tomodensitométrie mérite d’être étudiée afin d’affiner les indications opératoires en urgence. L’oesophagoplastie utilisant le côlon gauche en rétrosternal est la méthode de choix. La prévention, impliquant différents intervenants est un élément incontournable dans la prise en charge des ingestions de produits caustiques.
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    Broncho-pneumopathie (la) Chronique Obstructive à Oran : Aspect clinique et épidémiologique.
    (2011) TERFANI Djahida
    La BPCO est et reste la pathologie respiratoire chronique qui pose problème de santé publique. Une étude descriptive et analytique à recueil prospectif a été réalisée en 2007-2008 sur un échantillon représentatif de la population symptomatique (symptômes respiratoires chroniques) consultant les médecins généralistes des EPSP d’Oran. Ces médecins ne disposaient pas d’outil diagnostic qui est le spiromètre et ne sont pas formés pour pouvoir poser le diagnostic de la maladie. A travers l’enseignement qui a été prodigué par notre équipe, on s’est rendu compte qu’il y’avait une nette confusion entre l’asthme et la BPCO et que le diagnostic de cette dernière est clinique reposant sur les symptômes décrits par les patients. Le recrutement de ces patients s’est fait au service de pneumologie du CHU d’Oran par le biais de l’orientation des médecins généralistes dans un but de confirmation du diagnostic fonctionnel d’une part, et l’identification des facteurs de risque qui influent sur la sévérité, d’autre part. Tous les patients ont pratiqué une spirométrie avec test de réversibilité, un interrogatoire minutieux, un examen clinique et éventuellement un ensemble d’examens para-cliniques. Ceci nous a permis d’éliminer toute pathologie pouvant susciter un trouble ventilatoire autre que la BPCO. La prévalence actuelle de la BPCO, chez les patients symptomatiques chroniques est de 36%. Le sexe prédominant est le sexe masculin avec 125 hommes soit 90.6% et 13 femmes soit 9.4% avec un Sex ration=9.6. Elle augmente avec l’âge, l’âge moyen est de 62.8±1.8 ans. Le tabagisme actif reste le facteur de risque le plus prédominant. Il est retrouvé chez 87.7%. Les professions à risques sont éventuellement retrouvées mais on ne peut déterminer leurs parts contributives car la plupart des patients sont des fumeurs. 50% des patients appartiennent aux stades III et VI de la maladie. Ce sont donc des stades sévères nécessitant un coût important de prise en charge 10.5 % des patients n’étaient pas connus insuffisants respiratoires alors qu’ils le sont avec 7.5 % nécessitant une oxygénothérapie de longue durée à domicile, l’évaluation de nos patients par un TDM6 montre que 70 % de ces patients ont parcouru une distance inférieure à 82% de la distance théorique ce qui témoigne de la nécessité d’un programme de réhabilitation. Dans l’attente de ce programme, il faut conseiller à ces patients le rôle de l’activité physique pour lutter contre la sédentarité et par conséquent contre l’atrophie et la faiblesse musculaire et améliorer leur qualité de vie. 156 184 En dépit des recommandations actuelles de prise en charge, la BPCO demeure sous traitée parce que sous diagnostiquée, phénomène qui aggrave le pronostic et complique la thérapeutique au moment de l’établissement du diagnostic. Pour ce qui est de l’analytique, L’analyse multi variée par régression logistique a montré qu’au cours de la BPCO la sévérité en fonction du VEMS, (GOLD I ,II,III , IV ) est associée d’une manière significative aux nombres d’exacerbations, c'est-à-dire plus le nombre d’exacerbations est important et plus la BPCO est sévère. La sévérité de la maladie pour ce qui est de l’indexe BODE c'est-à-dire sur le plan général est associée d’une manière significative au nombre d’exacerbations et l’IMC; en d'autres termes plus le nombre d’exacerbations est important et plus l’IMC est bas et plus la BPCO et plus sévère. Donc ceci nous permet de dire que pour une meilleure prise en charge de la maladie, en plus de la prise en charge pharmacologique des patients, il faut prendre toutes les mesures pour prévenir ces exacerbations et mieux les traiter. En outre, il faut insister sur l’état nutritionnel et l’activité de ces patients. Pour atteindre ces objectifs, le pneumologue ou le généraliste ne suffisent pas: il faut La création d’un réseau multidisciplinaire de prise en charge de la BPCO qui englobe les pneumologues, les cardiologues, les médecins du travail, les physiothérapeutes, les psychologues, et les nutritionnistes, sans oublier la participation et l’orientation du généraliste préformé pour l’approche d’un diagnostic et pour l’orientation spécifique. Si notre étude n’est que préliminaire, on retrouve une prévalence de 36 % de cas parmi les symptomatiques chroniques. Il en ressort que la BPCO demeure un fléau de santé publique et le vœu exprimé serait de multiplier les études dans diverses régions du pays. La diversité culturelle, géographique à travers le pays constitue une orientation en matière de stratégie de prise en charge variable et adaptée car le qualificatif de sous diagnostic reste tributaire d’une communication ou d’une relation médecin- malade elle-même diversement appréciée. Le qualificatif sous traité, demeure, lui, fonction de la formation post universitaire d’une opération d’actualisation des connaissances diversement dispensées et effectuées dans les différentes wilayas du pays. C’est dire toutes les difficultés à affirmer une prévalence réelle et sans reproche. Quoi qu’il en soit nous restons convaincus de ce que représente le dépistage auprès de la population globale. Ce dépistage s’impose de fait car la BPCO remplis tout les critères de dépistage de l’OMS [194] mais les préalables sont multiples et devraient être affrontés avec l’aide et la compréhension du pouvoir public qui est et sera appelé à développer la politique d’équipement et enfin une mise en cohérence de la stratégie intégrée à la prise en charge des maladies respiratoires chroniques où la lutte anti tabac trouve la place qui lui revient de droit.