Thèses "Médecine"

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    Place de coelioscopie dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique de l'infertilité féminine.
    (2025-01-13) DJELTI Sihem
    Introduction : L’infertilité est définie comme étant une maladie du système reproducteur féminin ou masculin. Elle constitue de nos jour un réel problème de santé publique du fait de sa prévalence et des difficultés inhérentes à sa prise en charge. En l’occurrence la laparoscopie aujourd’hui est le moyen de choix non seulement pour le diagnostic mais également pour le traitement de l’infertilité féminine. Patientes et méthodes : C’est une étude transversale prospective monocentrique d’un échantillon de 131 patientes prises en charge à l’EHSU Nouar Fadela ex st Anne Oran, s’étalant sur une période allant du mois de mars 2022 au décembre 2024 avec un suivi post opératoire de 12 mois. Les patientes ont bénéficié d’une chirurgie laparoscopie dans un but diagnostique et thérapeutique de l’infertilité féminine. Le critère de jugement peut être chiffre par l’obtention d’une grossesse intra utérine spontanée et l’évaluation des pathologies identifiées et traitées en particulier dans l’infertilité inexpliquée. Résultats : Dans notre étude 131 patientes ont été recrutées, l’Age moyen était de 32,88 ans, la durée moyenne de l’infertilité était de 5,23 ans± 0,273 ans, l’infertilité primaire était le type prépondérant avec une fréquence de 68%. Nos patientes ont bénéficié d’une adhesiolyse dans 56,50% des cas, une fimbrioplastie dans 13% des cas, une neosalpingostomie dans 12,5% des cas, traitement de l’endométriose dans 46,5% des cas, drilling ovarien dans 24,40% des cas et d’une exploration de l’infertilité inexpliquée dans 25,95%. Le taux de grossesse intra utérine était de 23% pour l’adhesiolyse seule, 37% pour la fimbrioplastie, 31% pour la neosalpingostomie, 39% après traitement de l’endométriose, 44,8% après le drilling ovarien, 28,5% de grossesse intra utérine et 7,1% de grossesse extra utérine après coelioscopie blanche. L’étude des facteurs pronostiques associes a la survenue de grossesse intra utérine spontanée après la laparoscopie a montré que la durée d’infertilité supérieure à 5 ans, le score adhérentiel stade sévère diminuent la chance de conception. Conclusion : Notre étude a pu déterminer l’efficacité de la chirurgie laparoscopique diagnostique et thérapeutique dans la prise en charge de l’infertilité féminine.
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    Apport et place du coroscanner dans les coronaropathies chez les patients à risque cardio-vasculaire.
    (2025-04-29) DJEBARA Khalil
    Introduction Les maladies cardiovasculaires en général et les coronaropathies en particulier demeurent un problème majeur de santé publique dans le monde, ceci conduit à l’établissement d’une stratégie de prévention contre les maladies cardiovasculaires passant obligatoirement par une évaluation du risque cardiovasculaire, basée sur un échelonnage de niveau en fonction des facteurs de risque conventionnels et émergeants. L’’insertion du coroscanner qui est une technique morphologique, non invasive dans l’arsenal diagnostic de la maladie coronarienne athéromateuse soulève un défi de rentabilité, de cout et de performance diagnostique et pronostique en confrontation à un Gold standard (Coronarographie). Méthodologie Nous avons mené une étude monocentrique, prospective, descriptive, comportant 102 patients, évaluant la place et l’intérêt du coroscanner dans la pathologie coronarienne chez une population à risque cardiovasculaire estimé en pré test (méthode de Framingham) et par le score calcique, pour application dans un contexte diagnostique et pronostique avec comparaison des résultats à ceux de la coronarographie. Une confrontation des résultats aux données de la littérature mondiale actuelle. Les performances techniques des modalités ont été évaluées en termes de sensibilité et de spécificité. Résultats L’analyse des coronaires est réalisée par segments, soit 660 segments, dont la qualité permet une interprétation fine. Le score calcique coronarien moyen d’Agatston (SCCA) de la population étudiée était de 285, 3.9% de la population avaient un score calcique coronarien (SCC) à 0, 85.3% des patients avaient un SCAC entre 1 et 400 (risque faible/ intermédiaire), répartis majoritairement dans la classe de risque faible avec un taux de 52%, tous les sujets de plus de 60 ans dans notre population sont porteurs de calcifications coronariennes, à des degrés variables et pour les deux sexes. on a retrouvé 53 sténoses significatives par le scanner avec une sensibilité de 83.7% et une spécificité de 98.8%comme. Discussion Le score calcique est un examen modérément rentable dans le contexte de syndrome coronarien aigue par sa faible valeur prédictive positive (VPP), par contre, sa valeur prédictive négative (VPN) est très significative ; atteignant 100% s’il est nul. La Rentabilité du coroscanner dans le syndrome coronarien aigu ST- par sa très grande sensibilité est le signe d’un bon examen de dépistage. L’analyse morphologique et de l’étendue des plaques calcifiées ne détermine pas un seuil de probabilité de rupture de celle-ci, c’est l’étude intrinsèque des lésions athéromateuses qui permet de prédire de l’état de stabilité. D’après la synthèse de nos données et l’analyse critique de la littérature on souligne que le coroscanner lors du diagnostic de SCA non ST+, en comparaison à la coronarographie, présente des performances diagnostiques le classant comme une technique performante d’après les valeurs prédictives et les résultats de sensibilité et de spécificité. Conclusion Le score calcique peut être considéré comme un indice fiable du risque cardiovasculaire en permettant sa classification, de laquelle peut découler une attitude de prise en charge adaptée à chaque classe. Le coroscanner permet d'établir une caractérisation morphologique et constitutionnelle des sténoses coronaires par l’analyse des plaques d'athérosclérose donc de réaliser un bilan lésionnel complet topographique, quantitatif et qualitatif. Dans notre étude, les résultats du coroscanner pour l’élimination des sténoses significatives été très favorables : une sensibilité à 83.7% et une spécificité à 98.8%, la très grande sensibilité est le signe d’un bon examen de dépistage. la réalisation d'un coroscanner est décidée en fonction des données cliniques et du contexte coronarien (syndrome coronarien aigu ST-), ou différé dans le cadre de l’évaluation du bilan lésionnel de l’athérosclérose qui est un paramètre récent et performant de l’état vasculaire avec étude constitutionnelle de la plaque, chez des patients porteurs de facteurs de risque cardiovasculaire.
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    Prise en charge de la maladie trophoblastique gestationnel.
    (2025-07-15) CHELHA Chanez
    Introduction : Les maladies trophoblastiques gestationnelles (MTG) sont des affections rares d’origine placentaire, caractérisées par une prolifération anormale du tissu trophoblastique. Leur diagnostic repose sur l’échographie et le dosage de la β-hCG. Une prise en charge adaptée et un suivi rigoureux sont essentiels pour prévenir les complications, notamment l’évolution vers les formes malignes. Objectif de l’étude : L’objectif principal de notre étude est d’évaluer la prise en charge des maladies trophoblastiques gestationnelles (MTG) au CHU d’Oran. Elle cherche à estimer leur fréquence et à décrire leurs caractéristiques épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques. L’étude vise également à analyser l’efficacité des traitements et établir une stratégie de surveillance post-môlaire permettant de détecter précocement les complications, notamment l’évolution vers les TTG. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective réalisée sur trois ans, de janvier 2016 à janvier 2019. Elle a inclus 138 cas de maladies trophoblastiques gestationnelles pris en charge au service de gynécologieobstétrique du CHU d’Oran. Les patientes ont été suivies tout au long de leur parcours diagnostique et thérapeutique. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux : cliniques, biologiques, échographiques et anatomopathologiques. Des fiches de suivi ont permis d’assurer un recueil complet et standardisé. L’étude a permis une analyse globale de la prise en charge et de l’évolution des MTG dans ce contexte hospitalier. Résultats : L’étude menée au CHU d’Oran (2016–2019) sur 61 912 grossesses a recensé 138 cas de maladies trophoblastiques gestationnelles (MTG), dont 109 môles hydatiformes (81 complètes, 28 partielles) et 29 TTG, dont 16 post-MH persistantes. L’incidence était de 1,7‰ pour les MH et 0,7‰ pour les TTG. L’âge moyen des patientes était de 34 ans, majoritairement entre 30 et 39 ans. Plus de la moitié venaient d’Oran (58, 7 %) et 55, 5 % avaient un niveau socio-économique faible. Les groupes sanguins les plus fréquents étaient A (42, 8 %) et O (37,7 %). Les patientes avaient une gestité moyenne de 3, 24 et une parité de 1, 91. Les antécédents comprenaient fausses couches (26, 8 %), MH (3, 6 %), et pathologies thyroïdiennes (9, 4 %). Les MH étaient découvertes par métrorragies (51, 4 %) ou échographie fortuite (42, 2 %), à un âge gestationnel moyen de 10, 4 SA. Les formes précoces (<12 SA) étaient souvent asymptomatiques, avec une échographie typique dans 67 % des cas. Les taux de β-hCG ≥ 100 000 UI/L étaient fréquents (68, 8 %), surtout dans les MHC (86, 4 %). L’aspiration a été le traitement principal (88 %), l’hystérectomie réalisée dans 10 % des cas (surtout chez les ≥ 40 ans). La surveillance post-évacuation a montré une régression complète à l’échographie dans 89 % et une β- hCG négative dans 85, 3 %. L’évolution vers une TTG a concerné 18, 5 % des MHC et 3, 6 % des MHP. Les TTG (n = 45) étaient post-molaires dans 93, 3 % des cas, révélées par anomalie de β-hCG (55, 6 %) ou métrorragies (35,6 %). Le délai moyen de diagnostic post-grossesse était de 1 à 2 mois (66, 7 % des cas). Les TTG étaient majoritairement FIGO stade I (73 %) et à bas risque (91 %), traitées principalement par MTX. Les formes à haut risque (n = 4) ont été traitées par EMA-CO. Un seul décès (2, 2 %) a été enregistré, chez une patiente avec un choriocarcinome métastatique. Conclusion : La prise en charge des MTG au CHU d’Oran a montré une efficacité notable grâce à un diagnostic précoce et un suivi rigoureux. L’aspiration a été le traitement de référence, avec recours à l’hystérectomie chez les patientes à risque. Le suivi par β-hCG a permis de détecter précocement les TTG, survenues dans 14,7 % des cas, surtout après MHC. Les TTG étaient majoritairement à bas risque, bien contrôlées par le méthotrexate. L’absence de mortalité confirme la qualité de la prise en charge multidisciplinaire.
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    Etablissement des valeurs de références de TSH et des hormones thyroidiennes libres chez la femme enceinte oranaise.
    (2025-07-13) BESBES Assia
    Contexte et objectifs : La glande thyroïde subit des changements physiologiques pendant la grossesse entrainant des variations des intervalles de références (IR) de TSH et des hormones thyroïdiennes libres au cours des différents trimestres. Afin d’assurer une interprétation précise des résultats biologiques de ces paramètres, l’American Thyroid Association (ATA) et l’European Thyroid Association (ETA) recommandent l’utilisation d’intervalles de référence spécifiques à chaque trimestre de grossesse et adaptés à la population locale. Les objectifs de notre travail sont l’établissement des IR de TSH, T3L et T4L chez la femme enceinte résidant dans la wilaya d’Oran, l’étude des performances diagnostiques des approches alternatives et l’évaluation de la prise en charge des dysthyroïdies chez la femme enceinte par les médecins en Algérie. Matériel et méthodes : Les IR ont été établis conformément au protocole EP28A3c publié par IFCC/LM et CLSI. L’étude a été réalisée auprès de 401 femmes enceintes en bonne santé apparente, réparties comme suit : 120 au premier trimestre, 157 au deuxième et 127 au troisième trimestre. La sélection des sujets de référence a été effectuée selon les critères d’exclusion de la NACB. Le dosage a été réalisé sur Cobas e411 (Roche). Résultats : Les IR calculés sont pour la TSH au premier, deuxième et troisième trimestre respectivement de: 0.25-3.57 mUI/l, 0.15-3.43 mUI/l, 0.57-4.23 mUI/l. Pour la T4L sont de 11.41-20 pmol/l, 10.56-18 pmol/l, 9.43-17.54 pmol/l et pour la T3L sont de : 3.16-7.02 pmol/l, 3.02-7.54 pmol/l, 3.2-7.37 pmol/l. L’étude de prévalence des dysthyroïdies a mis en évidence au premier, deuxième et troisième trimestre respectivement 5%, 2.85%, 4.45% d’hypothyroïdie et 1.25%, 2.28%, 1.91% d’hypothyroxinémie isolée. Quant à l’hyperthyroïdie, elle a été observée uniquement au premier trimestre avec une prévalence de 1.25%. En comparant les performances diagnostiques des autres approches, nous avons constaté une surestimation du diagnostic d’hypothyroïdie en utilisant les recommandations de l’ETA et une sous-estimation en utilisant celles de l’ATA. Les performances sont encore médiocres dans le diagnostic de l’hypothyroxinémie isolée en utilisant l’IR de la femme non enceinte fourni par le laboratoire. Nous avons observé également une grande disparité dans la prise en charge des dysthyroïdies chez la femme enceinte par les médecins en Algérie. Conclusion : Notre étude montre bien que l’IR spécifique à notre population diffère de ceux établis dans d’autres études. Elle souligne également que l’application des recommandations de l’ATA ou l’ETA à notre population entrainent des surestimations ou sous-estimations du diagnostic des dysthyroidies menant à des prises de décisions médicales inadéquates. Par conséquent nous soulevant à travers cette étude la nécessité d’établir les IR propres à notre population ainsi que l’importance d’harmoniser la prise en charge des dysthyroidies chez la femme enceinte par les médecins en Algérie.
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    Etude épidémiologique et clinique des malformations congénitales du système nerveux central service de pédiatrie hopital militaire d'Oran.
    (2025-07-13) BENKERROUM Djamila
    Les anomalies du système nerveux central constituent un vrai problème de santé publique au vu des handicaps et de la mortalité. Le taux de mortalité est augmenté de 60% comparativement aux autres malformations congénitales. La prévention est possible par la supplémentation en acide folique durant la période péri-conceptionnelle et le dépistage anténatal par la surveillance échographique et le dosage des AFP. Cette étude a pour objectif d’établir le profil épidémiologique des malformations congénitales du système nerveux central au niveau du service de pédiatrie de l’hôpital militaire régional universitaire d’Oran. Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive portant sur tous les cas de malformations congénitales du système nerveux central enregistrés au service de pédiatrie de l’hôpital militaire régional universitaire d’Oran durant la période allant de 2019 à 2024. Un examen clinique a été fait chez les patients et les cas ont été classés selon la Classification Internationale des Maladies CIM 10. Le questionnaire d’enquête a été composé de trois parties : la santé des parents, et de la fratrie, le déroulement de la grossesse et le mode d’accouchement, l’état clinique du patient. L’analyse statistique a été effectuée avec le programme IBM-SPSS version 24. L’intervalle de confiance a été fixé à 95% et le test de Chi² a été utilisé pour la comparaison des données qualitatives. Résultats : Nous avons identifié 92 cas de malformations congénitales du système nerveux central, dominées par les anomalies de tube neural. Le spina bifida a été retrouvé dans 28,3% des cas, suivie du syndrome d’Arnold –Chiari dans 25,0% des cas et l’hydrocéphalie de toutes origines dans 21,8% des cas. Les anomalies du système nerveux central venaient au deuxième rang après les anomalies cardiaques. Il n’a pas été retrouvé d’association avec la supplémentation en acide folique en période péri-conceptionnelle. Le taux de décès par malformation du SNC a été le plus élevé17, 4%. Conclusion : Les malformations congénitales du SNC constituent un problème de santé important. Cette étude représente une base de données sur le profil épidémiologique des malformations congénitales du SNC. Notre étude était mono centrique et limitée et peut être le point de départ de plusieurs études multicentriques pour déterminer la prévalence des malformations congénitales du SNC à un niveau national.