Thèses "Médecine"
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- ItemAbord laparoscopique des cancers colorectaux.(2013-06-27) SELMANI Zine-EddineLe cancer colorectal est un véritable problème de santé publique mondial, sa fréquence est en nette progression aussi bien dans les pays développés que dans les pays en voie de développement, il touche dans plus de 95% des cas des personnes âgées de plus de 50 ans. Son dépistage qui s’adresse aux personnes asymptomatiques gagne de plus en plus de notoriété dans les pays occidentaux. Il y a 25 ans, un patient qui avait un cancer du rectum, bénéficiait le plus souvent d’une amputation du rectum, sans exérèse totale du méso rectum, sans radiothérapie préopératoire par une médiane xipho-pubienne et en postopératoire, le patient gardait sa sonde nasogastrique jusqu’au retour du transit intestinal. Actuellement et grâce aux progrès réalisés en matière de prise en charge, le taux de mortalité par cancer colorectal a diminué. De tous les progrès observés, la cœlioscopie est l’exemple le plus frappant et la résection laparoscopiques appliquées aux exérèses colorectales pour cancer sont régulièrement pratiquées dans le monde et sur la base de toutes les données de la littérature (méta-analyses, études randomisées, prospectives), une étude prospective a était menée au sein du service de chirurgie générale de l’HMRU Oran du 15 Juin 2009 au 15 Juin 2012. Cette étude avait comme objectif de participer à l’évaluation de la faisabilité technique, de l’efficacité technique et de la sécurité carcinologique de l’abord laparoscopiques appliqué aux exérèses colorectales pour cancer. Il ressort de notre étude portant sur 32 cas atteints d’un cancer colorectal classé T2-T3 non métastatique, un âge moyen de 65 ans avec une légère prédominance masculine, le cancer était localisé au colon gauche dans 19 cas, au colon droit dans 06 cas, et dans 07 cas, le cancer était localisé au rectum, pour le stade de l’UICC, 19 cas étaient classés stade II, 12 cas classés stade III et un cas au stade I. l’évaluation de l’abord laparoscopique en terme de faisabilité technique avait montré un taux de conversion de 21,87% avec une durée opératoire allant de 2h35 à 6h15mn. L’évaluation de l’abord laparoscopique en termes d’efficacité technique avait montré un taux de complications de l’ordre de 12,5% avec un décès dans la série. L’évaluation de l’abord laparoscopique en terme de sécurité carcinologique avait montré une exérèse carcinologique de bonne qualité (nombre de ganglions, marges de sécurité, état du méso rectum) et aucune récidive locale, pariétale ou métastatique n’a été enregistrés. La probabilité de survie selon Kaplan Meir pour un suivi de 36 mois est de 96%. Cette étude prospective, a révélé que la laparoscopie appliquée aux exérèses colorectales pour cancer, est une voie d’abord faisable, efficace et sure du point de vue carcinologique. En perspectives le suivi lointain de nos patients à 5 ans et plus sera communiqué au temps nécessaire.
- ItemAdaptation de la néphrolithotomie percutanée en position supine au traitement des lithiases rénales supérieures à 2 cm Technique et résultats.(2022-07-14) LANSARI Adil DjillaliIntroduction et objectif : La prise en charge de la lithiase rénale est un sujet d’actualité à cause de la fréquence, le risque de complications et de récidive de cette pathologie. Toutes les sociétés d’endo urologies sont d’accord pour recommander la néphrolithotomie percutanée pour le traitement des calculs de plus de deux cm. Cependant la position du malade pour réaliser le geste reste encore controversée. Le but de notre étude est de démontrée l’efficacité de la NLPC en position supine pour le traitement des lithiases rénales supérieures à 2 cm, en précisant le pourcentage de stone free et la morbidité et d’évaluer de manière prospective les facteurs qui augmentent le risque hémorragique de la NLPC. Matériels et méthodes : Nous avons réalisé une étude descriptive à recueil prospectif incluant 120 malades (121 calculs) avec des calculs pyéliques, pyelocaliciels et coralliformes. Après une évaluation pré opératoire et un ECBu stérile, toutes les interventions ont été réalisées en décubitus dorsal. La ponction s’est faite le plus souvent sous un double guidage échographique et fluoroscopique. La fragmentation des calculs a été réalisée par le lithotripteur à double énergie (ultrasons et pneumatique) dans 75 cas et par le laser holmium dans 46 cas. Enfin de procédure le drainage des voies excrétrice a été assuré par un double drainage antégrade et rétrograde dans 116 cas et par une NLPC tubeless dans 5 cas. Résultats : Le taux de succès de la NLPC en monothérapie est de 72.7%. Les fragments résiduels étaient notés le plus souvent après le traitement des calculs multiples et coralliformes. 31 fragments résiduels ont bénéficié d’un traitement complémentaire par 3 NLPC, 2 URS et 26 LEC. Le taux de succès global est passé à 85.9%, ce taux diffère selon le type de calcul. Les facteurs qui ont influencés le taux de SFR dans l’analyse univariée sont la surface des calculs (OR 1.004, IC 1.002-1.005, P < 0.001) les calculs complexes (OR 22.52, IC 7.23-70.1, P < 0.001), la transfusion sanguine (OR 5.06, IC 1.13-22.53, P 0.033), la durée opératoire (OR 1.036, IC 1.016-1.05, P < 0.001), les complications (OR 6.80, IC 2.82-16.37, P < 0.001). Dans l’analyse multivariée seule la surface des calculs et les calculs complexes avaient un P significatif. Le taux de complication est de 32.2%, dont 27.3% sont des complications mineurs. La perte sanguine moyenne est de 1.95 ± 0.62 g/dl, le taux de transfusion sanguine est de 6.6%, il est significativement influencé par la surfaces des calculs (p= 10-3), la présence de calcul coralliforme et complexe (p= 10-3), l’allongement du temps opératoire (p= 0.003) et le diamètre de la gaine d’accès (p=0.004). Pour les calculs coralliformes et complexes l’utilisation d’un double accès permet d’améliorer les résultats. La durée opératoire moyenne est de 84.55 mn et la moyenne du séjour hospitalier est de 3.03 jours. Conclusion : La NLPC en position supine constitue un traitement mini invasif efficace et sure pour le traitement des calculs rénaux et qui s’adapte parfaitement à notre situation et notre terrain en Algérie, en tenant compte des caractères de nos calculs, et de la difficulté de leur prise en charge En effet cette approche nous permettra d’optimiser les résultats et de diminuer les complications pour ne laisser à la chirurgie ouverte qu’une place exceptionnelle dans l’arsenal thérapeutique de la lithiase rénale.
- ItemAddiction et adolescence facteurs de risque individuels, environnementaux, psychopathologiques et leurs impacts sur la prévention.(2014-10-15) MOUFFOK Sandra Myriam CherifaIntroduction et objectifs:Les addictions à l’adolescence constituent depuis les deux dernières décennies, un véritable problème de santé publique. L’objectif principal de notre étude est le dépistage des facteurs de risque individuels, environnementaux et psychopathologiques permettant une attitude préventive et de prise en charge précoce. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude de type cas -témoins ; elle a duré deux années de janvier 2012 à décembre 2013 portant sur 304 patients repartis en une population de 152 adolescents addictes et une population de 152 témoins. Résultats : A l’analyse univariée, 23 facteurs de risque ont été identifiés : parmi eux l’élevage par la mère seule (OR : 4.68,IC95%:1.85-12.32), la présence d’une addiction dans la famille(OR : 2.94, IC95%:1.77-4.87), le contexte parental de conflit (OR : 2.52, IC95%: 1.19-5.41), faire partie d’une grande fratrie, la mauvaise intégration scolaire(OR : 105.71, IC95%:43.92-262.6), l’existence d’une comorbidité psychiatrique (OR : 9.81, IC95%:5.18-18.79). Parmi les traits de personnalité : la faible estime de soi avec difficultés à s’affirmer (OR : 8.36, IC95%:3.97-17.97), l’impulsivité et le manque d’autocontrôle (OR : 7.14, IC95%:4.13-12.40), pour le tempérament : la recherche de sensations et de nouveautés (OR : 1.94, IC95%:1.19-3.16) En régression multiple et logistique, 11 facteurs de risque ont été retenus avec les quatre méthodes : par régression des sous-ensembles, par sélection, par élimination et pas à pas. Conclusion : Notre étude cas-témoin confirme les résultats rapportés par la littérature.Il existe des facteurs de risque individuels, environnementaux et psychopathologiques responsables de l’émergence des addictions à l’adolescence.
- ItemAllergie (L') aux protéines du lait de vache chez le nourrisson : Epidémiologie clinique et prise en charge, Etude du recrutement de l’ouest Algérien.(2018-01-28) BOUCHETARA AssiaL’Objectif de notre étude est d’établir le profil clinique, épidémiologique, thérapeutique et évolutif des patients allergiques aux protéines de lait de vache (APLV) tout en décrivant les différents moyens diagnostiques et s’intéressant particulièrement à l’atopie familiale. Notre étude a été complétée par une enquête de dépistage dans les familles à risque, familles de patients suivis pour allergie aux protéines de lait de vache répertoriés dans notre série. Matériels et méthodes : Notre étude était descriptive analytique chez des patients allergiques aux protéines de lait de vache à partir d’un recrutement rétrospectif sur dossiers de patients suivis dans les deux services de pédiatrie à Oran (service de Pédiatrie « C » du CHU Oran et le service de gastroentérologie et nutrition de l'EHS Canastel) de 1987 à 2011 et d’un recrutement prospectif réalisé au niveau du service de gastroentérologie et nutrition de l'EHS Canastel allant de 2011 à 2015. Notre travail n’a pu se faire sans la création d'une consultation d'allergologie alimentaire. Résultats : 1.Durant la période de 1987 à 2015 (29 années), 1041 patients ont été recrutés pour allergie aux protéines de lait de vache: 772 patients dans le recrutement rétrospectif et 269 dans le recrutement prospectif. Le Sex-ratio était de 1,19. La majorité des enfants sont de la wilaya d'Oran (81,70 %). La notion d’atopie familiale est présente chez 57,15 % des patients. Les tableaux cliniques d’atopie chez les membres des familles sont prédominés par les tableaux respiratoires suivis par les tableaux cutanés. Nos patients APLV sont nés prématurés dans 6,60% des cas et par césarienne dans 38,82 % des cas, 11,60 % de nos patients avaient un petit poids de naissance. La notion de prise du biberon sensibilisateur est notée chez 45,29 %. L’âge moyen d’introduction des PLV est de 31,24 jours ± 50,37 alors que l’âge moyen du début des troubles est de 2,09 ± 2,86 mois. Le délai moyen d’apparition des troubles après l’ingestion du lait de vache est de 25,06 ± 41,20 jours. L’âge moyen au diagnostic est de 03,45 ± 3,23 mois. Une malnutrition sévère était trouvée chez 18.90 % des patients au moment du diagnostic. Les signes digestifs isolés ou associés sont majoritaires chez nos patients (93,75 %). - Moyens diagnostiques : 140 dosages des IgE spécifiques au LV ont été effectués dont 56,43% étaient positifs. Nos patients APLV à formes IgE ou non IgEmédiées ont respectivement présenté des signes digestifs (84,81% ; 88,52%), des signes cutanés (40,50% ; 49,18 %) et des signes respiratoires (26,58 % ; 21,31 %). 119 tests cutanés ont été pratiqués montrant une sensibilisation au lait de vache dans 56,30% des cas. - Sur le plan évolutif : L’âge moyen d’acquisition de la tolérance du lait de vache est de 13.32 ± 8.21 avec des extrêmes allant de 5 mois à 6 ans.Nous avons eu 11 APLV persistantes. 2. L’enquête dans les familles à risque a touché 30 patients et 105 membres proches (parents, frères et sœurs). La notion d’atopie était présente chez 73,33 % des patients avec des signes cliniques d’atopie présents chez 56,66 % des parents et chez 60 % des frères et sœurs avec la rhinite allergique au premier plan. Une sensibilisation au lait de vache était présente chez 19,10 % des membres proches de nos patients aux pricks tests et les immunoglobulines spécifiques au lait de vache étaient positives chez 10 %.Au total, 24 membres proches de 17 familles sont sensibilisés au lait de vache soit au PT soit aux IgE LV et 8 membres ont présenté une APLV (3 mères ,1 père, 2 frères et 2 sœurs). Conclusion : Notre étude est venu enrichir les quelques études sur l’APLV en Algérie, nous apportons une vision objective sur les pratiques effectuées dans les deux services de pédiatrie recruteurs pour ainsi donner un profil épidémiologique et une meilleure connaissance de cette pathologie et cela dans le but d’améliorer la prise en charge des patients.
- ItemAmblyopie (L') en milieu scolaire dans la wilaya d'Oran.(2014-06-08) KAHOUADJI El AmineIntroduction L’amblyopie est la première cause de cécité unilatérale évitable chez l’enfant avec une prévalence de 1à 5 % en moyenne au niveau mondiale, elle reste fréquente en pratique ophtalmo-pédiatrique courante surtout en milieu scolaire ou elle représente la 2ème pathologie dépistée par les médecins de santé scolaire ; sa prise en charge est difficile longue et nécessite une logistique particulière. Matériel & Méthode : C’est une étude épidémiologique descriptive transversale de l’amblyopie chez les enfants scolarisés âgés de 6 à 18 ans, dans la wilaya d’Oran, recrutés par les médecins de la santé la santé scolaire par un dépistage des troubles visuels, opéré chez 94% de l’effectif global des enfants scolarisés ; dont 91% des enfants avec un trouble de la vision soit 38516 enfants ont étés orientés et examinés au niveau de notre service d’ophtalmologie de Canastel, à partir de juin 2006 à février 2010., dont un échantillon de 280 enfants d’enfants ont été tiré au sort. La prise en charge a débuté par l’élimination d’une cause organique, la correction optique avec l’évaluation des résultats fonctionnels afin de confirmer le diagnostic d’amblyopie fonctionnel et de pouvoir instaurer le traitement adéquat Discussion Le déficit visuel dans l’amblyopie peut passer inaperçu ou la cause majeure est représenté par les troubles de la réfraction, associé ou non au strabisme. L’oblicité de l’axe est très frappante dans plus de 80% des cas dans l’amblyopie méridionale. On retrouve neuf fois moins d’amblyopie profonde après le traitement soit que 2% par rapport aux chiffres de la littérature nettement plus élevé. Dans notre étude pratique on retrouve 2% d’échec au traitement orthoptique contre 20-40% dans la littérature, 2% d’amblyopie à bascule et 25% de récurrence, similaire à nos chiffres. Conclusion : L’amblyopie est une pathologie fréquente chez l’enfant avec des facteurs prédisposant comme le petit poids de naissance, la prématurité et les troubles de la réfraction. Notre étude a permis de proposer une méthodologie de prise en charge de l’amblyopie chez l’enfant en âge scolaire avec la mise en place d’un circuit reliant les UDS à l’ophtalmologiste, qui a fait diminuer le taux d’amblyopie à Oran en milieu scolaire à 11%. La mise en place nécessaire d’un calendrier de suivi de la petite enfance avec un examen ophtalmologique à l’âge de 4 mois, 9 mois et 3 ans tout en mettant l’accent sur l’importance du dépistage en préscolaire et au cours de la première année du primaire avec la sensibilisation du corps enseignant aux problèmes liés à l’amblyopie, en rehaussant le niveau de la formation continue des médecins de santé scolaire, des optométristes et des orthoptistes par des séminaires qui ont pour but d’améliorer la prise en charge et le pronostique visuel de l’élève.
- ItemAnalgésie péridurale pour accouchement sans douleurs.(2018-02-08) SENHADJI LahceneLa douleur de l’accouchement est identifiée et décrite comme l’une des plus sévères. L’analgésie péridurale est une technique de choix, une stratégie proposée et pratiquée en salle de naissance chez toutes les femmes enceintes. Notre travail consiste en une étude descriptive observationnelle monocentrique concernant 120 parturientes présentant une grossesse monofoetale en présentation céphalique admises pour accouchement par voie basse quel que soit leur parité et leur gestité. L’objectif de notre travail est l’évaluation de la mise en place d’un protocole d’analgésie péridurale et l’appréciation du vécu de l’accouchement par nos parturientes. La Bupivacaïne est l’anesthésique local utilisé dans cette étude à de faible concentration 0,125% associé au fentanyl 0,5 μg ml-1. L’échelle visuelle analogique est l’outil d’autoévaluation choisi permettant de déterminer l’intensité de la douleur. Le profil épidémiologique des parturientes observées est celui d’une femme jeune d’un âge moyen de 28,1 ± 4,9 ans, sans comorbidités importantes. L’évaluation et la mesure de l’intensité de la douleur objective un travail obstétrical douloureux voire hyperalgique avec une EVA moyenne de 85,5±11,2 mm. L’initiation de l’analgésie est réalisée par l’administration d’un volume moyen de 10 ml de la solution. Le mode d’entretien est réalisé, au-delà de la première heure, à la seringue électrique à raison de10ml h-1. Les critères de jugement, pris en considération, sont l’EVA avant l’analgésie et son évolution durant l’accouchement, la survenue d’effets indésirables en particulier le bloc moteur, la durée de la première et de la deuxième phase du travail. Les variables qualitatives sont représentées par le succès de la technique, la qualité de l’analgésie, l’acceptabilité et la satisfaction maternelle. Les résultats sont satisfaisants. L’analgésie péridurale a permis de prendre en charge la douleur du travail obstétrical .Une différence significative dans la durée de la première et la deuxième phase de l’accouchement a été constatée entre les nullipares et les multipares[P<0,0001],et aussi dans l’intensité de la douleur[P<0,05].Les conditions pour un accouchement sous analgésie péridurale efficace et de qualité étaient réunis. Le facteur de méconnaissance n’entrave pas l’acceptabilité des parturientes de la technique, leur satisfaction est largement déterminée par le soulagement de la douleur et le bon déroulement de l’analgésie. En conclusion, cette étude confirme l’impact positif et la nécessite d’intégrer de façon systématique la péridurale comme technique d’analgésie dans la prise en charge de la douleur du travail obstétrical et de l’accouchement.
- ItemAnalyse de la morbi-mortalite post interventionnelle de la chirurgie tumorale cérébrale en réanimation.(2024-05-07) ABDERRAHIM FatimaIntroduction : La morbidité et la mortalité de la chirurgie des tumeurs cérébrales varient considérablement en fonction du type, du volume et du siège de la tumeur. La morbimortalité est aussi fonction de l'état de santé du patient et l'expertise de l'équipe chirurgicale. Dans notre travail, « Analyse de la morbidité et de la mortalité de la chirurgie tumorale cérébrale en réanimation », nous recherchons les facteurs de risque, la morbidité et la survie en réanimation des patients adultes opérés. En anesthésie - réanimation, l’analyse de la morbi mortalité post opératoire dans la chirurgie des tumeurs cérébrales évalue l'impact et le pronostic de la pathologie. Cette démarche a pour objectif d’améliorer nos stratégies de diagnostic et de prise en charge thérapeutique afin de réduire la morbi-mortalité des patients. Matériels et Méthode : l’étude prospective est descriptive et exhaustive avec un échantillon de 98 patients programmés et opérés pour tumeurs cérébrales entre Janvier 2021 et Décembre 2021 inclus, dans le service de neurochirurgie du CHU d’Oran. Les patients sont âgés de plus de 15 ans, avec un score de Glasgow préopératoire de 15/15 et admis en post opératoire immédiat dans lřunité de neuroréanimation. Les critères de jugement principaux sont les complications et les décès post opératoires. Résultats : les patients, en majorité des femmes (sex ratio de 0,46) , ont un âge moyen de 49,06 +/ 16.7 ans avec une prédominance pour la tranche rage 40-60 ans (43%) . Les tumeurs sont en majorité sus tensorielles (81%). Et les méningiomes sont prédominants (55,1%) .Les symptômes préopératoires sont la céphalée (70.4%), la comitialité (45.9 %), le déficit sensitif et/ou moteur (32.6 %) et 6.1% patients sont asymptomatiques. La voie d’abord chirurgical est frontopariétale pour les tumeurs sus-tensorielles et sous occipitale en sous-tensorielles. La durée moyenne de la chirurgie est ≤ à 5 heures pour 86,7% des patients. La morbidité post opératoire regroupe des symptômes neurologiques (21,4%) et des complications non- neurologiques (23,5 %). Les facteurs de risque de morbidité sont les antécédents préopératoires (p 0.013), la classe ASA II et III, l’exérèse tumorale totale, la ventilation artificielle (p <0,0001) et l’allongement de la durée de ventilation artificielle (p=0,030). La mortalité globale est de 16,3% et l’âge moyen des patients décédés est plus élevé que celui des patients non décédés (55,31 ans +/-17,2 versus 47,84 ans +/- 16,51). Les antécédents, les complications post opératoires (p=0,006)et la durée de ventilation (p<0,0001) sont un facteur de risque de mortalité sans corrélation entre l’Asa et le risque de décès. Chez 75% des patients décédés ; il y a des signes neurologiques préopératoires et les PAM moyennes post opératoires se situent entre 65-79 mm/hg (62.5 %). Discussion : l’âge moyen de la population algérienne est de 29,4 ans expliquant la moyenne d’âge de notre série inférieure à la moyenne d’âge mondial. Les complications post opératoires concernent les patients les plus âgés sans corrélation significative (p = 0.223). Pour la mortalité, nos résultats concordent avec les données de la littérature avec un âge moyen des patients décédés plus élevé (55,31 ans +/-17,2 versus 47,84 ans +/- 16,51). Asno a montré que les personnes âgés de 70 ans et plus ont plus de risque de développer des complications postopératoires avec un pronostic plus défavorable. Sawaya et Brell constatent que les complications sont plus fréquentes en présence d’antécédents préopératoires. Le score de Glasgow préopératoire, les caractéristiques de la tumeur et les éléments peropératoires (transfusion, PAM, durée de la chirurgie), prédisent le risque de complications neurologiques (valeur prédictive négative de 100 %).La mortalité est plus élevée pour les tumeurs sus tentorielles (81.2%) par rapport aux lésions sous tensorielles (18.7 %) (p=0.005). En per et post opératoire, l’œdème cérébral est secondaire à la pression des écarteurs sur un tissu cérébral fragilisé. Dans notre série, les complications post opératoires prédominent dans les méningiomes (77.7%) par rapports aux gliomes (60%), mais la nature histologique n’a pas d’influence sur les décès. Pour Paolo Ferroli, le type histologique le plus fréquent est le méningiome (34.3%) et le glioblastome (28.7%), résultats qui rejoignent ceux de notre série, alors qu’aux États-Unis et en Europe, les gliomes sont plus fréquents. Le méningiome intracrânien, est souvent une tumeur bénigne, en général accessible à un traitement neurochirurgical. L’exérèse n’est pas toujours totale du fait de certains rapports anatomiques.Chozick a rapporté que 63,5 % des patients avaient une résolution complète des crises épileptiques après chirurgie des méningiomes et que 5,1% des patients sans antécédents d’épilepsie préopératoire ont développé des crises postopératoires. L’auteur conclue que seule l’étendue de l’ablation de la tumeur était un facteur prédictif significatif de crises postopératoires. Quel que soit le protocole anesthésique, les impératifs sont de préserver l'autorégulation cérébrale et la réactivité au CO2 , l'optimisation de la compliance du cerveau, la protection contre les ACSOS. L’anesthésie vise à maintenir en périopératoire les équilibres hémodynamiques et métaboliques. Conclusion : la morbidité - mortalité de la chirurgie des tumeurs cérébrales varient en fonction du type, du volume et du siège de la tumeur, selon l'état de santé du patient et de l'expertise médico-chirurgicale. La stratégie a pour objectif d’apprécier le risque périopératoire, le but étant de réduire la morbi-mortalité post opératoire de la chirurgie des tumeurs cérébrales. La prise en charge des tumeurs cérébrales est complexe et l’équipe doit être multidisciplinaire. A la suite de ce travail , dans le service de Neurochirurgie CHU Oran, , nous avons mis en place une stratégie globale de prise en charge de l’anesthésie réanimation du patient opéré pour tumeur cérébrale.
- ItemAnalyse des facteurs prédictifs de lésions coronaires à haut risque et d’évènements cardiovasculaires majeurs à 30 jours et à un an dans les syndromes coronariens aigus sans sus décalage du segment ST.(2018-05-24) BOUKERCHE FaroukIntroduction : La stratification du risque chez les patients atteints de syndromes coronariens aigus sans sus décalage du segment ST est l’étape primordiale de la prise en charge. Objectifs : Identification et analyse des facteurs prédictifs de lésions coronaires à haut risque et d’événements cardiovasculaires majeurs à 30 jours et à un an dans les syndromes coronariens aigus sans sus décalage du segment ST. Matériels et méthodes : Étude prospective incluant tous les patients admis au service de cardiologie du CHUOran pour SCA sans sus décalage du segment ST entre le 01 novembre 2015 et le 31 octobre 2016 avec un suivi s’étalant sur une année, les antécédents, les facteurs de risque, les éléments cliniques, électriques, biologiques, échocardiographiques et coronarographiques sont recueillis individuellement et avec le calcul des différents scores de risque (Grace ,TIMI, PURSUIT, FRISC, HEART scores…) et angiographiques (Syntax score, Jeopardy score, Duke coronary index, Gensini score…), les MACE à 1 mois et à 1 an ainsi que la mortalité cardiovasculaire ainsi que les lésions coronaires à haut risque responsables de mortalité significativement plus élevée à 1 an sont corrélés au différents éléments et scores avec analyse univariée, multivariée, analyse des courbes de survie, de survenue de MACE et de ROC . Résultats : 296 patients ont été inclus, les taux de MACE à 30 jours et à 1 an ont été respectivement de 5.1% et 13.2%, les taux de mortalité d’origine cardiovasculaire à 30 jours et à 1 an respectivement de 2.4% et 5.4%. Les lésions coronaires à haut risque selon l’étude sont définies par la présence de lésions hyperserrées, d’allure calcifiées, de type C (ACC/AHA), atteinte tritronculaire, atteinte significative du TCG, Syntax score ⩾ 20, Jeopardy⩾ 8, Duke index ⩾ 63%, Gensini score ⩾ 78.5. Les facteurs prédictifs de lésions coronaires à haut risque en analyse multivariée sont le sexe masculin, diabète sous insuline, diabète ancien ≥ 10 ans, l’angor typique et récidivant, une fréquence cardiaque ≥ 100 bpm, KILLIP II à III à l’admission, les modifications du segment ST, le sous décalage du ST descendant, le sus décalage de ST en aVR, l’onde Q de nécrose, uneHBA1c > 7.2% à l’admission, à l’échocardiographie une FEVG ≤ 55%, les troubles de la cinétique segmentaire et les pressions de remplissage élevées, à l’échographie des TSA, une EIM > 0.8 mm et l’atteinte des TSA (plaque ou sténose). Les facteurs pronostiques sont l’angor persistant et récidivant, les complications tardives (>48H de l’admission),le sous décalage du ST descendant, les troubles du rythme ventriculaire, une créatinine sanguine > 12.1 mg/l, des PAPs ≥50 mmHg à l’échocardiographie, un Syntax score ≥ 20, un Gensini score ≥ 78.5 et un traitement médical avec lésions non revascularisées. Conclusions: Le défi est de translater rapidement les données et résultats des études de l’évaluation du risque dans la prise en charge réelle et les décisions thérapeutique de nos patients. La promesse d’une médecine personnalisée passe par l’intégration des résultats des différents data des dossiers médicaux informatisé à travers le monde en temps réel.
- ItemAnalyse des facteurs prédictifs de mortalité à court et à moyen terme dans l'insuffisance cardiaque systolique chronique.(2015-01-12) ALI LAHMAR Hadj MohammedIntroduction et problématique : L’insuffisance cardiaque est une pathologie fréquente, grevée d’une morbimortalité très lourde. Sa prévalence dans le monde varie entre 1 et 2% de la population adulte et passe à 10% après 70 ans. Elle représente l’évolution ultime de nombreuses pathologies cardio-vasculaires, en particulier ischémiques et hypertensives. L’insuffisance cardiaque est associée à une lourde morbidité et mortalité. La survie est nettement inférieure à celle de certains cancers.Elle représente un problème majeur de santé publique, au coût de prise en charge le plus élevé parmi toute la pathologie cardio-vasculaire.Les connaissances sur la physiopathologie de l’insuffisance cardiaque ont considérablement évolué ces dernières années ; par conséquent, sa prise en charge a connu également beaucoup de progrès, où de nouvelles techniques ont vu le jour ces dernières années et ont permis d’offrir, à une certaine catégorie de patients, une amélioration fonctionnelle et surtout une meilleure survie. En conséquent, l’évaluation pronostique constitue actuellement une étape cruciale de la prise en charge, permettant de guider la décision thérapeutique en fonction du risque individuel. Objectif : Identifier et mesurer les facteurs prédictifs de mortalité à un an dans l’insuffisance cardiaque systolique chronique nouvellement diagnostiquée. Méthodologie : Nous avons effectué une étude analytique longitudinale prospective bi-centrique, avec un suivi d’un an. Résultats : 206 patients ont été recrutés avec un âge moyen de 54,9 ± 1.8 ans, un sex ratio à 1.9. La prévalence du diabète sucré est de 39,8%, l’hypertension artérielle à 30,1%. La maladie coronaire est présente dans 50,5%, la cardiomyopathie dilatée dans 30,1% et la cardiomyopathie toxique dans 1,9%. Le taux de mortalité est à12,7% (11,7%chez les hommes vs14,2%chez les femmes, p non significatif) et le taux de réhospitalisations était à17,6% (23,1% chez les hommes vs6,6% chez les femmes, p = 0.004). La plupart des paramètres cliniques, échographiques, biologiques et fonctionnels cités dans la littérature, ont démontré une valeur prédictive pronostique avec différents taux de sensibilité et de spécificité. En analyse multivariée, les résistances vasculaires pulmonaires (nouveau paramètre hautement sensible et spécifique, RR à 47), le BNP, le TAPSE, le dP/dt, la distance parcourue au test de marche de six minutes et la natrémie ont été des facteurs prédictifs de mortalité dans l’insuffisance cardiaque. La médiane de surviepar méthode de Kaplan-Meier est de 24 mois, sans différence de sexe.L’amélioration de la qualité de vie, mesurée par le test de marche de six minutes et le questionnaire de MINNESOTA,était spectaculairement améliorée chez les patients restés en vie. Enfin, L’évaluation des tendances de prescriptions médicamenteuses, en fonction de nouvelles recommandations internationales, est assez rassurante dans la mesure où les nouvelles molécules ayant permis une réduction importante de la morbimortalité dans l’insuffisance cardiaque, sont largement prescrits chez nos patients.
- ItemAnalyse retrospective portant sur l'irradiation hypofractionnée dans le cancer du sein: Expérience du service de radiothérapie CHUO.(2015-06-17) BECHEKAT CherifaLe cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins, il vient en tête des cas recensés en Algérie avec 11.000 nouveaux cas/an. Contrairement à l’Occident, en Algérie le cancer du sein touche plus particulièrement les jeunes femmes entre 35 et 49 ans, avec un âge moyen de 46 ans selon l’étude de l’INSP 2002, La moyenne d’âge au niveau mondial est de 69 ans. L’objectif de notre étude est l’analyse rétrospective d’une série de patientes traitées par radiothérapie hypofractionnée du cancer du sein et ce du 01/01/2007 au 31/12/2007 au service de radiothérapie du CHU Oran : 213 patientes porteuses de cancer du sein tous stades et tous âges confondus traitées au sein de notre service pour une radiothérapie prophylactique après un traitement chirurgical radical. Les âges extrêmes étaient entre 23 ans et 75 ans, le lieu de résidence fréquent pour les wilayas d’Oran (35.7%) Tlemcen (21.1%) et Sidi Bel-Abbes (6.6%).Les tumeurs classées T2 sont les plus fréquemment retrouvées avec une fréquence de 50.2% ; 141 patientes ont eu une irradiation hypofractionnée à la dose de 3 Gy par séance et 72 patientes ont été traitées a la dose de 3,4 Gy.la survie globale à 5 ans était de 50,06 mois et à 7 ans de 85,51 mois. Seulement 8 patientes ont fait une récidive locale et 23 ont fait des métastases à distance, aucune de nos patientes a présenté des signes de toxicité tardive due à la radiothérapie. Dans notre étude nous avons mis en évidence que le protocole de 36Gy en 12 fractions, 3Gy par fraction a des résultats très proches voire similaires à celui de 34 Gy en 10 fractions ; 3,4 Gy par fraction et ce sur le plan de la survie globale, survie sans récidive mais encore sur le plan radiobiologique (équivalence de dose, BED, NSD).Les perspectives offertes par ce travail sont de choisir un protocole d’irradiation hypofractionnée, de l’appliquer et par la suite élargir l’échantillon d’étude et étaler la surveillance sur plusieurs années (au moins ans) afin de rechercher les séquelles tardives de cette radiothérapie.
- ItemAnastrozole en première ligne d’hormonothérapie dans le cancer du sein localement avancé et/ou métastatique avec récepteurs hormonaux (RH) positifs et HER2Neu négatifs chez la femme ménopausée.(2022-07-14) GHAZLI Soumeya Ep AMEURIntroduction : Le cancer du sein constitue un problème majeur de santé publique dans le monde par sa fréquence. Environ 75% des cancers du sein sont RH+HER-. Depuis les années 1980, l’hormonothérapie est utilisée dans le traitement de ce sous type en situation métastatique. Elle reste le traitement standard en première ligne en l’absence de crise viscérale. Plusieurs études ont permis d’évaluer l’efficacité et la tolérance de l’Anastrozole confirmant son intérêt chez les patientes ménopausées avec cancer du sein avancé hormonosensible, avec des survies sans progression médianes allant de 11 à 13 mois. Objectif : L’objectif de notre travail était d’étudier l'efficacité en termes de survie sans progression (SSP) de l’Anastrozole en traitement de première ligne chez les patientes atteintes de cancer du sein localement avancé et/ou métastatique avec récepteurs hormonaux positifs et Her2neu négatif. Patientes et méthodes : Pour répondre à ces objectifs, une étude prospective observationnelle a été menée sur une période de 5ans, du 10 Janvier 2016 au 03 Février 2021 au sein du service d’Oncologie Médicale d’Oran. Ont été incluses des patientes âgées de plus de 18 ans, toutes atteintes de cancer de cancer du sein localement avancé et/ou métastatique à récepteurs hormonaux positifs et ne surexprimant pas l’HER2Neu. Les patientes avaient reçu l’Anastrozole 1mg/jour jusqu’à la progression confirmée de la maladie. Chez les patientes pré ménopausées et éligibles au traitement de l’étude, une suppression ovarienne chimique par un analogue de LHRH a été utilisée à raison d’une injection tous les 28 jours. Résultats : Nous avons inclus cinquante-quatre patientes dont l’âge médian est de 57 ans (extrêmes, 36-75). Quatre-vingt-sept pour cent des patientes avaient un statut de performance de score 0-1. Le stade IV de novo était prédominant (52%). Toutes les patientes avec récidive étaient hormonosensibles. Quarante-deux patientes avaient une atteinte osseuse (77,8% cas) et 35 patientes avec une atteinte viscérale (64,8% cas). Les sites métastatiques étaient multiples chez 31 patientes (57,4% cas). Globalement, nous avons administré pour toutes les patientes, l’Anastrozole 1mg quotidiennement jusqu’à la progression confirmée de la maladie. Quarante-neuf patientes (91%) avaient reçu le traitement en continu. La durée médiane de l’administration du traitement était de 15 mois (extrêmes 1-47 mois). Après un suivi médian de 21,5 mois, la médiane de survie sans progression (SSP) chez les patientes en intention de traiter était de 17 mois (IC 95%, 12,66– 21,33) avec un taux de SSP à 1an et à 3ans de 69,3% et de 15,1% respectivement. Le taux de réponse objective était de 20,4% (IC à 95% : 11,1- 31,5) avec une durée médiane de 25 mois (11-34 mois). Le taux de bénéfice clinique (RC+RP+SD≥24 semaines) était de 83,3%. La médiane de survie globale chez les patientes en intention de traiter était de 48 mois (IC 95%, 28,18-67,81), avec un taux de SG à 3 ans et à 5 ans de 59% et de 38% respectivement. Les manifestations musculo-squelettiques représentaient la principale toxicité. Les toxicités de grade 3 étaient : l’arthralgie (1 cas) et l’HTA (1 cas). Des évènements thrombo-emboliques étaient notés dans 3,7 % des cas. Parmi les trente-sept patientes présentant au moins un symptôme avant le début de l’Anastrozole, un bénéfice clinique a été obtenu chez 31 d’entre elles, ce qui représente 83,8% des cas (57,4% de la population globale). Ce bénéfice était plus fréquent sur la douleur. Conclusion : L’Anastrozole est efficace en traitement de première ligne chez des patientes atteintes de cancer du sein RH+HER2Neu- avec un profil de tolérance acceptable.
- ItemAnesthésie réanimation dans la chirurgie de la trachée.(2021-07-28) TOUHAMI Fatima ZohraIntroduction : La chirurgie trachéale a progressivement évolué avec l’essor de l’anesthésie, la compréhension des différentes pathologies rencontrées et les efforts de nombreux chirurgiens dans le monde entier. Les sténoses post canulation et tumeurs trachéales sont des pathologies rares mais graves, souvent diagnostiquées à un stade avancé. La résection anastomose termino-terminale reste le pilier du traitement chirurgical. But de travail : - Objectif principal : Montrer la faisabilité du traitement des sténoses trachéales qu’elles soient d’origine tumorale ou non et ce, en utilisant divers moyens pour assurer l’oxygénation au cours de l’intervention. - Objectifs secondaires : Militer pour le dépistage de ces pathologies rares et graves, et faire de l’EHU d’Oran 1er Novembre 1954, un centre de référence pour la prise en charge de ces patients. Evaluer la prise en charge anesthésique de ces patients durant la période péri opératoire dans notre structure. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective, monocentrique, réalisée au service de chirurgie thoracique de L’ EHU d’Oran, sur une période de 03 ans (de Mai 2016 à Mai 2019). Ont été inclus les patients âgés de plus de 16 ans, ayant bénéficié d’une anesthésie pour chirurgie trachéale. Résultats : Quatre patients ont été colligés, deux présentant une sténose post-canulation, et deux porteurs d’une tumeur de la trachée. Sténose trachéale post canulation : 2 cas . Suite à une pathologie traumatique, la durée moyenne de l’intubation a été 40jours. . La dyspnée a été le signe fonctionnel le plus fréquemment retrouvé. . La radiographie thoracique a mis en évidence la sténose chez un patient. . La tomodensitométrie, l’endoscopie et l’exploration fonctionnelle respiratoire ont été réalisées chez tous nos malades. . 01 malade a bénéficié d’une résection trachéale avec anastomose. . 01patient est décédé dans notre série (STPT). . 01 évolution favorable post opératoire chez 01 patient. Tumeur trachéale : 2 cas : . La dyspnée a été le signe fonctionnel le plus fréquent, la radiographie thoracique n’a pas été concluante chez 2 malades, la tomodensitométrie et la fibroscopie ont été réalisées chez les 2 patients. . Les suites opératoires ont été marquées par un (01) décès post opératoire. . L’évolution post-opératoire a été favorable chez un (01) patient.
- ItemAnémie (l') chez les transplantés rénaux adultes: Prévalence et facteurs associés.(2025-02-16) BENDANI HabibIntroduction : L'anémie post-transplantation (APT) est une complication courante chez les patients ayant bénéficié d'une greffe rénale, même lorsque la fonction du greffon reste satisfaisante. Ces dernières années, de nombreuses études ont exploré la prévalence de l'APT ainsi que les facteurs contribuant à son apparition. Cependant, en Algérie, l'APT reste peu étudiée, et aucune recherche spécifique n’a été réalisée jusqu’à présent. Dans ce travail, nous avons cherché à évaluer la fréquence de l’anémie tardive, survenant à 24 mois après la transplantation rénale (TR), ainsi que les facteurs associés, notamment la fonction du greffon, au sein d’une population algérienne. Matériels et Méthodes : Nous avons réalisé une étude descriptive,transversale et multicentrique, combinant un recrutement rétrospectif et prospectif, sur un échantillon de 196 transplantés rénaux. Cette étude inclut des adultes âgés de plus de 18 ans ayant reçu un greffon provenant d’un donneur vivant apparenté, sur une période s’étendant de janvier 2010 à juillet 2024. L’APT a été définie selon les critères de l'Organisation mondiale de la santé et de la Société américaine de transplantation, soit un taux d’hémoglobine (Hb) inférieur à 13g/dl chez les hommes et inférieur à 12g/dl chez les femmes. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS version 22. Des modèles statistiques univariés et multivariés ont été utilisés pour identifier les facteurs associés au développement de l’APT tardive, survenant 24 mois après la TR. Le test de corrélation linéaire de Pearson a permis d’évaluer la relation entre le taux d’Hb et la fonction du greffon. De plus, un modèle de Kaplan-Meier a été élaboré pour comparer la survie du greffon et celle des patients en fonction de la présence ou de l’absence d’anémie. Résultats : L’âge moyen de notre population était de 32,8 ± 9 ans, avec une nette prédominance masculine, correspondant à un sexe ratio de 2,06. Nos résultats ont révélé que 35,7 % des patients ont développé une anémie à 24 mois après la TR. Une analyse de corrélation entre le taux d’Hb et la clairance de la créatinine à 24 mois a montré une relation positive significative (r = +0,44 ; p < 0,01). L’analyse multivariée a mis en évidence plusieurs facteurs de risque significatifs pour l’APT : une dysfonction aiguë du greffon (p = 0,03), une diminution du débit de filtration glomérulaire (DFG) à 24 mois post-TR (p = 0,03), une ferritinémie basse à 24 mois (p < 0,01), une infection virale (p = 0,03), ainsi qu’un indice de masse corporelle inférieur à 18,5 kg/m² (p = 0,002). Au cours d’un suivi médian de 8,5 ans, les patients présentant une anémie tardive ont montré des taux plus élevés de perte du greffon et de mortalité comparativement à ceux sans anémie (p < 0,01 et p = 0,044, respectivement). Les courbes de survie ont également indiqué une survie significativement meilleure du greffon et des patients sans anémie par rapport à ceux présentant une anémie tardive (p < 0,0001 et p = 0,036, respectivement). Conclusion : APT est fréquente chez les patients transplantés rénaux algériens, avec une prévalence élevée au cours des deux premières années suivant la TR. Un bilan étiologique est indispensable pour identifier les causes de l’APT, la dysfonction du greffon rénal étant le principal facteur impliqué dans son développement. Cependant, l’interprétation des marqueurs de carence en fer demeure complexe dans ce contexte. Une prise en charge optimale de l’APT est cruciale pour améliorer la survie du greffon et celle des patients transplantés.
- ItemAnémie et carence martialepréopératoire en milieu chirurgical chez l’adulte au CHU d’Oran : Prévalence et morbi-mortalité.(2023-05-03) RACHED SouadIntroduction : L’anémie préopératoire est régulièrement retrouvée en milieu chirurgical, elle représente la 10éme préoccupation selon l’OMS. Vulnérable par ces conséquences d’une part et par sa demande fréquente en transfusion sanguine pouvant entrainer une morbi-mortalité postopératoire. Objectif : Estimer la prévalence de l’anémie et de la carence martiale en préopératoire et rechercher les facteurs associés à l’anémie chez les patients adultes prévu pour une chirurgie élective. Il s’agit d’une étude épidémiologique, prospective, observationnelle a visé analytique réalisée au niveau du service de chirurgie générale et de cancérologie au CHU d’Oran sur une durée de 2018 à 2020, chez des patients opérés pour chirurgie, non sélectionné et élective. L’anémie est définie par une hémoglobinémie <13g/dl chez l’homme et < 12g/dl chez la femme, la carence martiale absolue définie par une Ferritinémie < 30 g/l et CST< 20% et la carence martiale fonctionnelle par une Ferritinémie 100 g/l. Résultats : Nous avons colligé 448 patients, une anémie préopératoire a été retrouvé chez 227 patients soit une prévalence de 50,7% ,repartie en anémie légère (47%), modérée (49%) et sévère(4%) avec une moyenne d’âge de 54,6 ±16,5 ans (P=0,01) , un sex-ratio (H/F) de 0,50 et un taux moyen d’hémoglobine de 10,6 ± 1,3g/dl vs 13,8 ± 1,1g/dl (P <10-3). la carence martiale est retrouvée chez 75% (170 /227) patients anémiques, répartie en carence martiale absolue (61,8%) et carence martiale fonctionnelle (38,2%). L’analyse par régression logistique multivariée a montré que le sexe : ORa=13,9 ;IC95%[6,62-29,6),la chirurgie thyroïdienne :(ORa=9,42 ;IC95%[1,09–8,13],sénologique :(OR=12,5 ;IC95%.2,28–21,8) , hépatobiliaire (OR=5,05 ;IC95% 2,23–11,6) et les complications spécifiques postopératoiresinfectieuse :OR=6,70 ;IC95%1,76–25,4),cardiaque :OR=21,87 ;IC95%1,90252,2), respiratoire :OR=17,45 ;IC95% 1,36-224,1) étaient significativement associés à l’anémie par carence martiale. cependant l’impact de l’anémie par carence martiale sur la mortalité et la durée moyenne de séjour hospitalier n’est pas significatif. Conclusion : Notre travail a illustré une prévalence élevée de l’anémie préopératoire et de la carence martiale chez les patients en préopératoire. La survenue accrue de morbidités postopératoires dans cette population incite une prise en charge de la carence martiale en préopératoire avant toute chirurgie. Cette étude a des implications potentielles dans l’intérêt d’une prise en charge de l’anémie afin de réduire les effets indésirables postopératoires.
- ItemApport (L') de la coeliochirurgie dans la prise en charge de l’ectopie testiculaire dans sa forme abdominale.(2016-12-15) DJELAD MohamedObjectif : Les testicules impalpables représentent environ 10 à 20 % de l’ensemble des testicules non descendus. La prise en charge des testicules impalpables (cryptorchidies) est une préoccupation habituelle des équipes spécialisées de chirurgie pédiatrique. Le but de cette étude est d’apporter une aide dans la pratique quotidienne face à un testicule non palpable (TNP) et de souligner le rôle de la laparoscopie dans cette affection. L’exploration cœlioscopique première est maintenant admise par la plupart des auteurs mais l’attitude thérapeutique et les techniques d’abaissement restent discutées. Le clampage premier du pédicule spermatique dans le temps de l’exploration permet le développement de suppléances garant d’une bonne vascularisation de la gonade lors de l’abaissement définitif quelques mois plus tard. Matériel et Méthode : L’étude concerne 155 enfants, porteurs de 181 testicules non palpés. Tous les enfants ont eu une exploration par voie cœlioscopique. Cents(100) testicules étaient intra-abdominaux, dix sept (17) testicules intra canalaires, trente et un (31) testicules au niveau de l’orifice profond et trente (30) étaient absents (20 vanishingtestis ; 10 agénésies). Lorsque le testicule était retrouvé et haut situé, un clampage du pédicule spermatique a été effectué dans le même temps et l’abaissement définitif a été réalisé quelques mois plus tard. L’abaissement en un seul temps opératoire sans section des vaisseaux spermatiques a été réalisé pour 81 testicules (45,50 %). (70 abaissements cœlioscopiques ; 07 abaissements cœlio-assistés ; 04 abaissements par voie classique avec ouverture verticale du tendon conjoint).Un abaissement en deux temps (technique de Fowler-Stephens en deux temps) pour 66 testicules (37,08 %).La résection d’un résidu (reliquat testiculaire) a été pratiquée 16 fois sur les 20 testicules évanescents. Trois testicules sont en attente de traitement dans des formes Bilatérales. Résultats : Avec un recul moyen de 17 mois (6 mois à 8 ans) ,71 testicules sur 81 (87.66%) étaient en place et trophiques dans le groupe traité en un temps, et 57 sur 66 (86.37%) dans le deuxième groupe. Dix mauvais résultats, dont (02 nécroses ,03 atrophies ,05 rétractions) ont été observés après abaissement en un temps. Neufs mauvais résultats, dont trois nécroses, quatre atrophies et deux abaissements insuffisants ont été observés après Fowler-Stephens en deux temps. En comparant les résultats obtenus avec l’aide de la cœlioscopie par rapport à ceux obtenus avant son acquisition : on note une nette amélioration dans la prise en charge des TNP, avec un taux de succès estimé à 86.37% pour le Fowler-Stephens en 02 temps, et 87.66% pour l’abaissement en 01 seul temps conservant le pédicule spermatique ; alors qu’autrefois le taux de bons résultats était de 65% (35% d’échecs) Conclusion : L’intérêt de la cœlioscopie pour la prise en charge des testicules impalpables est maintenant démontré ; la cœlioscopie est actuellement la technique de référence pour l’exploration, apportant des conclusions définitives sur le statut de la gonade, et permettant le traitement des testicules intra-abdominaux. La technique décrite par Fowler et Stephens, réalisée en deux étapes par voie cœlioscopique, assure une vascularisation satisfaisante du testicule et un abaissement dans la bourse dans plus de 85 % des cas. La nécrose et l’atrophie ne sont pas absentes, mais le taux reste faible.
- ItemApport de l'imagerie dans la prise en charge des masses génitales chez la femme avec référence particulière aux masses utérines - A propos de 285 cas.(2013-11-18) TALEB BENDIAB BOUCHERIT EsmaOBJECTIFS Les objectifs de ce travail, portant sur les masses génitales de la femme, étaient d’évaluer l’apport de l’imagerie médicale en coupes, essentiellement les ultrasons, et l’IRM pelvienne, dans le diagnostic topographique et la caractérisation des masses génitales. Un objectif secondaire est celui de la place de la radiologie interventionnelle (embolisation des fibromes utérins) dans la prise en charge thérapeutique. PATIENTES ET METHODES Notre étude a porté sur 285 patientes porteuses des masses génitales. Elle se répartit en deux groupes de malades : une étude rétrospective faite sur dossiers de 130 patientes (2008-2010) et une étude prospective portant sur 155 patientes (2010-2012). Les patientes ont bénéficié d’un examen ultrasonographique, d’une IRM pelvienne pour la plupart et pour une meilleure caractérisation et d’une TDM pour les bilans d’extension en cas de malignité. Des gestes de radiologie interventionnelle (embolisation pré chirurgicale des fibromes) ont été réalisés dans la série prospective chez 20 patientes porteuses de fibromes symptomatiques. RESULTATS ET DISCUSSION Les étiologies les plus fréquentes retrouvées sont les fibromes utérins (148 patientes sur les 285 soit 52%) et les tumeurs bénignes ovariennes (91 patientes soit 32%), suivies de la pathologie maligne ovarienne (18%), et d’autres causes. En imagerie, l’ultrasonographie visualise la masse génitale, sa nature et son appartenance. La caractérisation, la cartographie, notamment pour les fibromes, sont plus précis par l’IRM pelvienne. La TDM est préconisée pour le bilan d’extension d’un processus tumoral malin, ou en cas de non disponibilité de l’IRM. La symptomatologie persistante malgré un traitement médical instauré, dans le fibrome utérin, nécessite un geste chirurgical qui n’est pas sans risque. Dans ce cas, l’embolisation pré opératoire, peut aller à pallier au risque hémorragique per opératoire, réduire le temps de l’intervention chirurgicale, qui doit être conservatrice notamment pour la femme jeune en période génitale. Ce geste a été réalisé chez 20 patientes de notre série prospective. Nous n’avons pas retrouvé de complications notables du geste. CONCLUSION La prise en charge des masses génitales chez la femme est pluridisciplinaire. L’imagerie a un rôle dans le diagnostic et le choix d’une attitude thérapeutique : chirurgicale seule ou précédée d’un geste d’embolisation afin de diminuer les risques et d’être le plus conservateur possible.
- ItemApport de la chirurgie endoscopique dans le traitement de l’hydrocéphalie pédiatrique. Etude prospective au service de neurochirurgie du C.H.Oran.(2018-02-28) DAOUD souadL’hydrocéphalie est l’une des anomalies neurologiques les plus fréquentes en neurochirurgie pédiatrique. Elle engage non seulement le pronostic fonctionnel, mais aussi le pronostic vital. L’hydrocéphalie peut s’observer chez l’enfant à tout âge, en pratique il est indispensable de distinguer les formes anténatales, les formes du nourrisson, et celle du grand enfant, elle s’oppose par leur fréquence relative, leur étiologie, leur aspect clinique, et leur évolutivité. Le traitement de l’hydrocéphalie est neurochirurgical, son principe est d’établir un libre écoulement du LCR de son siège sécrétion intra ventriculaire vers le site de résorption veineux. Les dérivations internes par implantation de shunts ont été pour de nombreuses années le traitement quasiment unique de l’hydrocéphalie mais aussi l’objet de deux types de complications ; Infectieuses et mécaniques. Justement c’est les fréquences des dysfonctionnements des valves de dérivation qui a pousséle neurochirurgien à maitriser la chirurgie endoscopique notamment la ventriculocisternostomie et la coagulation des plexus choroïdes. Cette technique déjà connue depuis le début du 20esiècle, a pris une réelle importance et a prouvé son innocuité et son efficacité au cours de ces dernières années, grâce aux progrès techniques et à l’amélioration du matériel endoscopique. .Le but de notre travail est de rapporter l’expérience du service de Neurochirurgie de CHU d’Oran dans le traitement de l’hydrocéphalie pédiatrique par chirurgie endoscopique,à travers uneétude prospective, s’étalant de 1er octobre 2015au 30 septembre 2016, nous avons réalisé 67 procédures endoscopiques (VCS et/ou CPC), chez 63patients, âge inferieur à 15ans dont quatre ont été opéré à deux prises ; avec une moyenne d’âgede 20.38 mois +/- 43.8 et un sexe ratio d’environ 3filles pour 2 garçons. Dans notre population d’étude, les cas malformés sont majoritaires (50 cas soit 75%) ce qui explique la fréquence des anomalies anatomiques et difficultés techniques confronte lors de nos procédures Nous avons recense 17 complications dans le post opératoire immédiat, dont les plus fréquentes sont les crises convulsives (15%) suivie de la collection sous durale (6%) et fistule du LCR à travers la cicatrice de cuir chevelu (3%).Par contre les complications infectieuses(méningite ou ventriculite) nous avons enregistré un seul cas soit 1%. L’évolution de nos patients est marquée par la survenu de deux décès, ce qui représente un taux de létalité de (3%). Dans notre série, le succès de la VCS a été défini par la régression complète et durable de la symptomatologie ou l'amélioration clinique incomplète associée à la disparition des signes d'hydrocéphalie à l'imagerie. Selon notre définition, le taux de succès du traitement endoscopique de l’hydrocéphalie dans notre série est de 74,62 % comparable avec les autres séries de la littérature. Nos résultats sont relativement, satisfaisants et nous encourage à continuer le traitement des hydrocéphalies par chirurgie endoscopique et généralisé l’indication de cette chirurgie pour les autres pathologies neurochirurgicales notamment hypophysaires et rachidiennes.
- ItemApport de la coeliochirurgie dans la cure des tumeurs surrénaliennes par voie transpéritonéale, Technique-Résultats.(2019-04-08) BELKADI AbdennourIntroduction : Les glandes surrénales sont d`accès difficile et leur exérèse peut être à la fois exigeante et contraignante. Depuis sa première réalisation en 1992, la surrénalectomie laparoscopique s’est imposée comme le gold standard dans la plupart des indications. Plusieurs techniques laparoscopiques ont été décrites : nous utilisons la voie transpéritonéale, le patient étant en décubitus latéral. Notre étude a pour but d’évaluer l’intérêt de la voie laparoscopique dans la réalisation de la surrénalectomie puis de vérifier sa faisabilité et sa fiabilité dans le traitement de diverses tumeurs surrénaliennes. Patients et méthodes : C’est une étude rétrospective et prospective descriptive. Entre janvier 2010 et janvier 2017, nous avons réalisé 45 surrénalectomies (gauches = 19, droites = 26) pour masse surrénalienne qu’elle soit sécrétante ou de découverte fortuite lors d’un examen radiologique. Résultats : L’âge moyen des patients était de 43,24 ans (17 à 77 ans) avec un sexe ratio de 0,36. L’indice, de masse corporelle (IMC) était de 26,66 ± 3,97 kg/m2. Trente (30) patients (68,1 %) étaient classés ASA II. La taille moyenne des tumeurs était de 56,13 mm (10-180 mm). Les incidentalomes représentaient 42 % (19 patients) ; les tumeurs sécrétantes se répartissaient de la manière suivante : hypercortisolisme : 7 %, hyperaldostéronisme primaire : 11 %, phéochromocytome : 36 %. L’intervention était réalisée sous anesthésie générale (après préparation pharmacologique selon le cas), la surrénalectomie était totale et unilatérale par voie latérale transpéritonéale. La durée opératoire moyenne était de 140,88 min (90-240). Cinq (5) conversions étaient nécessaires, dont 3 pour hémorragie (2 plaies de la veine cave et une perte de contrôle de la veine surrénalienne principale). La morbidité est de 8,8 %, le plus souvent d’ordre médical (hypotension, ISA). Un patient a été réopéré pour abcès sous-phrénique. Un décès est survenu en postopératoire suite à un AVC massif. Le séjour hospitalier est de 5,29 (3-14) jours lors de la cœlioscopie et 8,29 (5-16) jours en cas de conversion en laparotomie. Cette série a été comparée à celles de la littérature et les résultats retrouvés sont globalement similaires. Conclusion : La surrénalectomie laparoscopique par voie latérale transpéritonéale est une procédure sûre, efficace et reproductible. Elle est particulièrement adaptée pour les lésions bénignes de petite taille qu’elles soient sécrétantes ou nonsécrétantes. Elle exige, toutefois, une collaboration périopératoire multidisciplinaire étroite. D’excellents résultats sont notés à court et à moyen terme.
- ItemApport de la curiethérapie de haut débit de dose guidée par l’imagerie 3D dans la prise en charge des maladies porteuses de cancer du col utérin dans l’ouest Algérien.(2022-02-16) BENARBIA MahiedineEn Algérie, le cancer du col utérin constitue un véritable problème de santé publique par sa fréquence et surtout par sa mortalité (3ème cause de décès chez les femmes en 2018). La curiethérapie joue un rôle important dans le traitement des patientes atteintes d’un cancer du col utérin de stades I à IV. Les modalités de cette technique thérapeutique ont bien évolué ces dernières décennies grâce à l’intégration de l’imagerie (TDM et surtout IRM), et au développement des projecteurs de source, donnant naissance à la curiethérapie tridimensionnelle guidée par l’imagerie. De nombreuses études ont démontré le bénéfice en termes de contrôle local et de protection des organes à risque au profit de la curiethérapie 3D par rapport à la curiethérapie 2D. Notre travail, mené au service de radiothérapie à l’EHS Emir Abdelkader d’Oran, se propose de rapporter l’expérience de notre service en ce qui concerne la prise charge des patientes atteintes du cancer du col utérin localement avancé et précoce par cette technique innovante. 185 patientes atteintes du cancer du col utérin ont été colligées sur une période de quatre ans, subdivisées en deux groupes de traitement : groupe A, comportant 91 patientes ayant reçu une curiethérapie de la voûte vaginale à visée prophylactique, et le groupe B comportant 95 patientes ayant reçu une curiethérapie utérovaginale en association avec la radiothérapie externe ± chimiothérapie à visée curative. Avec un âge moyen de 55.2 ans et un délai de prise en charge moyen par radiothérapie et/ou curiethérapie de 5.8 mois, on retrouve que le stade IB est majoritaire dans le groupe A avec 82.4%, ainsi que le stade IIB est prédominant dans le groupe B avec 93.6%. Les taux respectifs à 3 ans et à 5 ans de la SSR, la SSM, et la SG des femmes ayant reçu une curiethérapie du fond vaginal avec ou sans radiothérapie externe est de 90.4% et 83.2%, 86.9% et 77.1%, 97.1% et 95.1%, avec une toxicité tardive ne dépassant pas les 5%.Cependant les taux respectifs à 3 ans et à 5 ans de la SSR, SSM, et SG des femmes ayant reçu une curiethérapie utérovaginale des cancers du col utérin localement avancés est de 83.9%, 75.6% et 73.4%, 85.7% et 83.3%, avec une toxicité tardive de grade 3 essentiellement urinaire (11,7%). L’étude comparative des deux bras de traitement du groupe A (curiethérapie du fond vaginal avec ou sans radiothérapie externe) en postopératoire, montre une supériorité du traitement combiné (CV+RTH) avec une différence statistiquement significative en terme de SSR et SSM. Par ailleurs l’étude de corrélation dose-effet et paramètres dosimétriques moderne de la population d’étude du groupe B montre qu'une dose de 80Gy au niveau du HRCTV est nécessaire pour obtenir un taux de contrôle locale supérieur à 90% avec possibilité de moduler la dose au niveau du HRCTV en fonction des paramètres cliniques (taille tumorale et le taux d’hémoglobine) ou encore en fonction d’une éventuelle chirurgie de clôture. Notre étude a permis de montrer l’importance de la curiethérapie dans le traitement du cancer du col utérin à visée prophylactique et surtout à visée curative, assurant un excellent contrôle local, avec une toxicité acceptable. Cependant, un nombre plus important de malades et un recul plus long sont nécessaires pour mieux valider ces résultats.
- ItemApport de la ph-métrie oesophagienne en pédiatrie: Indications et limites.(2014-12-18) NACEUR LOUZI MalikaLe reflux gastro-œsophagien (RGO) est une pathologie très fréquente en pédiatrie. Le RGO est généralement transitoire, et les signes cliniques du reflux sont bien connus. Cependant, il existe des formes trompeuses qui empruntent une symptomatologie atypique, dominée par les signes extra-digestifs: respiratoires, neurologiques, ORL, nutritionnels, et qui peuvent poser un problème de diagnostic. Par ailleurs, il est bien connu que le RGO pathologique peut être à l’origine de nombreuses complications telles que l’œsophagite peptique, la sténose, l’endobrachy-œsophage avec son risque potentiel de dégénérescence, qui ont quasiment disparus dans certains pays ; mais qui demeurent néanmoins une préoccupation des pédiatres et chirurgiens pédiatres dans notre pays. L’objectif de notre travail était de montrer l’intérêt de la pH-métrie œsophagienne dans le diagnostic du RGO et de déterminer la fréquence du reflux dans l’asthme, les sténoses caustiques, l’œsophage opéré et évaluation fonctionnelle du montage anti reflux. Par ailleurs, nous nous sommes intéressés à faire une mise au point sur l’expérience de la technique de la pH-métrieœsophagienne, et décrire ses principales indications. Patients et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective allant de 2007 à 2013. L’étude a porté sur 213 patients recrutés au Service de Pédiatrie « C » CHU Oran. Il s’agissait de rechercher le RGO par la pH-métrie œsophagienne, chez les sujets présentant un asthme bronchique, des sténoses caustiques dilatées, et chez les patients présentant un œsophage opéré. La pH-métrieétait pathologique si l’indice de reflux (%) était supérieur à 5 % chez l’enfant au-delà de 2 ans et supérieur à 6% chez le nourrisson. Résultats : 1) Notre recrutement était représenté par 213 patients se répartissant en 107 garçons (51%) et 106 filles (49 %). Le Sex - ratio était de 1. L’âge moyenà la pH-métrieétait de : 3,03 ±2,98 ans, avec des extrêmes allant de (0, 16 à 15,66) et une médiane d’âge de 1,97 an. 2) Nous avons réalisé au total 236 pH-métriesœsophagiennes dont 213 au diagnostic de RGO et 17 pH-métries de contrôle dans le groupe asthme bronchique, et 6 pH-métries réalisées en préopératoire dans l’œsophage opéré en dehors des sténoses caustiques. Sur les 213 pH-métries, on décompte 112 pH-métries dans les manifestations respiratoires, 34 dans l’œsophage opéré, 41 dans les sténoses caustiques, 18 dans les manifestations digestives, 6 dans les manifestations neurologiques, et 2 dans les manifestations ORL. 3) La fréquence du RGO dans l’ensemble des indications dépassait les 50 % des cas. 4) La fréquence du RGO dans l’asthme était de 37 % dans l’asthme contrôlé (n=8) vs 52 % dans l’asthme non contrôlé (n=50). 5) La fréquence du RGO dans les sténoses caustiques était de57% (n=41). 6) le RGO avait été retrouvé chez 35 % des patients dans l’œsophage opéré (n=34). 7) Dans les HH opérées avec RGO, l’endobrachy-œsophage était relativement fréquente. Conclusion : Nous avons noté une fréquence importante du RGO dans l’asthme bronchique. Le RGO est plus fréquent et sévère chez les nourrissons asthmatiques. Le traitement chirurgical (fundo-plicature) dans l’asthme peut être justifié devant des manifestations digestives récidivantes et gênant la qualité de vie à l’arrêt des IPP. Le RGO est très fréquent dans les sténoses caustiques dilatées non opérées. Le greffon colique est un excellent dispositif substitutif dans les sténoses caustiques opérées après échec de la dilatation puisque les deux tiers de ces patients n’avaient pas de RGO.