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- ItemApproches immuno biologiques du cancer du cavum dans l'ouest Algérien.(2011) BOUALI YOUCEF YoucefIntroduction : Le cancer du cavum constitue un problème carcinogénique dans le bassin méditerranéen et notamment chez la population Nord africaine. Il a une incidence de 8 à 12/100000 cas/an. En Algérie nous comptons environ de 4500 nouveaux cas par an. Dansl’Ouest Algérien, le cancer du cavum occupe la neuvième place et la première des cancersdes VAD. Malgré sa sensibilité à la chimio et radiothérapie, 40% des malades décèdent avant 2 ans. Très peu d’études se sont intéressées au volet biologique du cancer du cavum de notre population, notre travail consiste à initier une recherche dans le volet immunobiologique de ce cancer afin de contribuer à la compréhension des mécanismes physiopathologiques. Matériel et Méthodes : Nous avons sélectionné 43 patients atteints d'UCNT parmi les patients présentant des cancers du cavum prouvés par l'étude anatomopathologique, ainsi 43 témoins appariésen âge et sexe. Pour chaque patient sélectionné, Trois prélèvements biologiques ont été récupérés (sérum, lymphocytes et biopsies) et analysés par différentes techniques. Nous avons ensuite testé l'instabilité génomique par le test des comètes, l'expression des ARNm des cytokines par les macroarrays, le dosage pondéral de cytokines (IL1, IL8, IL10 et l'EGF) et l’activité enzymatique du stress oxydant (GSH, GST, GPX et GRX). Résultats et discussion : Le test des comètes a révélé l'existence de l'instabilité génomique chez nos malades à l'état basal avec une différence très significative (p<0.001). Celle-ci correspond à des cassures doubles brins. L’irradiation in vitro (0.5, 1, 2, 5 Gy) qui permet de détecter les cassures simples brins a montré l'augmentation de cette cassure en fonction de la doseavec une différence significative entre les malades et les témoins pour toutes les doses. L’étude de l'expression des cytokines dans les biopsies et les lymphocytes par RTPCR montre l'expression de certaines cytokines qui pourraient jouer un rôle dans le développement des cellules cancéreuses dans les deux prélèvements. Il y a l'expression descytokines inflammatoires (IL1, IL6, TNF), des cytokines qui pourraient intervenir dans la métastase (RANTES, MCP1) et des cytokines immunosuppressives (IL10, TGF contre l'IL8 est exprimée uniquement par les tumeurs. Cette chimokine jouerait un rôle important dans l'angiogénèse et la métastase. Même le dosage pondéral de l'IL8 montre que 85.71% des malades sont positifs. Le dosage pondéral de l'IL1, IL10 et L'EGF montre des différences significatives entre les malades et les témoins. Les taux les plus élevés de ces cytokines sont observés chez les malades aux stades avancés. Le dosage des activités enzymatiques des enzymes de la chaine glutathion révèle que les taux élevés de ces enzymes (GST, GPX et GRX) sont liés aux stades avancés et sont signes de mauvais pronostic. Conclusion : Notre travail décèle plusieurs mécanismes moléculaires pouvant être impliqués la cancérogenèse du cancer du cavum. L’instabilité génomique constitue un facteur important dans les étapes précoces. La progression des cellules cancéreuses du cavum nécessite des médiateurs promoteurs de la prolifération cellulaire (EGF, IL1 IL6), de la métastase (RANTES, MCP1), de l’angiogénèse (IL8) et de l’échappement au système immunitaire (IL10, TGF). Le mauvais pronostic de ce cancer est lié au moins partiellement à l’expression des protéines du stress oxydant (GST, GPX, GRX).
- ItemEtude analytique en chimie thérapeutique des phénothiazines.(2011) DELLAOUI YahiaA partir de la synthèse organique du noyau fondamental des phénothiazines, notre analyse d’identification ne s’est pas limitée à un simple aspect descriptif, nous avons porté une attention particulière à l’interprétation spectrale, notamment en reliant l’analyse élémentaire des éléments organiques, diagnose médicamenteuse et autres analyses de caractérisations des molécules utilisées dans l’industrie pharmaceutique.
- ItemHyperhomocysteinemie (l’) chez le diabétique non insulino-dépendant déterminants et corrélations avec les complications micro et macroangiopathiques.(2011) MESSAOUDI AmarIntroduction et objectifs : Le diabète de type 2 constitue un problème majeur de santé publique à cause de l’augmentation inquiétante de sa prévalence et de son incidence notamment en Algérie, cette gravité est éssentiellement liée aux complications qu'il entraîne.Notre objectif principal a été d’évaluer la prévalence de l’homocystéine dans une population diabétique de type 2 et à rechercher s’il y avait une intéraction entre les facteurs de risque classiques avec le métabolisme de l’homocystéine, et quelles étaient les facteurs prédicteurs quant à l’évaluation du risque cardiovasculaire chez le patient diabétique de type 2. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude transversale analytique de type cas-témoins, portant sur 310 patients répartis en une population de 154 patients diabétiques de type 2 avec ou sans complications et une population de 156 témoins.La population d’étude a été répartie en deux sous-groupes groupes : ne présentant aucune complication cardiovasculaire avérée (groupe 1) et ayant présenté un ou plusieurs épisodes d’accidents cardiovasculaires (groupe 2). Les deux sous-groupes 1 et 2 ont été comparés à un groupe de témoins. Résultats : Chez les diabétiques sans complications, l’hyperhomocystéinémie modérée était de 31.7% des hommes versus 15.7% chez les femmes alors que chez les diabétiques avec complications elle était de 52.5% chez les hommes versus 37.1% chez les femmes. La prévalence de l’hyperhomocystéinémie modérée chez nos patients diabétiques était de 49.68% (44.0–55.3).Une homocysteinemie supérieure à 15µmol/l était un facteur de prédisposition à l’athérosclérose coronaire(OR :1.72, IC95%:0.86-2.92).Les Odds-Ratio des autres facteurs de risque sont:pour l’hypercholestérolémie le risque était de OR=2.93 IC95%[1,43-5,98], p< 0, 001. En analyse univariée, l'homocystéine était corrélée positivement à l'âge r= 0,35 p< 0.001 ,à la préssion artérielle r =0, 46 , p < 0.001,à la glycémie r =0.24, p=0,003, à l’équilibre glycémique HbA1c r= 0.20, p=0,01, à la créatinine r=- 0,28,p=0,0003, au cholestérol total r=0,27, p<0,0006 , au HDLc r=-0,24,p=0.02,au LDLc r=0,30,p=0,0001, aux triglycérides r= 0,24, p=0,002, et aux complications ,Infarctus du myocarde r=0,24 , p=0,002 et à la rétinopathie r= 0,25 p=0,001. En régression multiple et logistique, le LDLc, les triglycérides et l’HTA étaient des prédicteurs forts et indépendants de la survenue du risque cardiovasculaire. Conclusion : Notre étude cas-témoin confirme les résultats rapportés par la littérature.L’hyperhomocystéinémie est un facteur de risque de complications cardiovasculaires pour les patients souffrant de diabète de type 2, indépendamment de leur âge ou de leur fonction rénale.
- ItemBroncho-pneumopathie (la) Chronique Obstructive à Oran : Aspect clinique et épidémiologique.(2011) TERFANI DjahidaLa BPCO est et reste la pathologie respiratoire chronique qui pose problème de santé publique. Une étude descriptive et analytique à recueil prospectif a été réalisée en 2007-2008 sur un échantillon représentatif de la population symptomatique (symptômes respiratoires chroniques) consultant les médecins généralistes des EPSP d’Oran. Ces médecins ne disposaient pas d’outil diagnostic qui est le spiromètre et ne sont pas formés pour pouvoir poser le diagnostic de la maladie. A travers l’enseignement qui a été prodigué par notre équipe, on s’est rendu compte qu’il y’avait une nette confusion entre l’asthme et la BPCO et que le diagnostic de cette dernière est clinique reposant sur les symptômes décrits par les patients. Le recrutement de ces patients s’est fait au service de pneumologie du CHU d’Oran par le biais de l’orientation des médecins généralistes dans un but de confirmation du diagnostic fonctionnel d’une part, et l’identification des facteurs de risque qui influent sur la sévérité, d’autre part. Tous les patients ont pratiqué une spirométrie avec test de réversibilité, un interrogatoire minutieux, un examen clinique et éventuellement un ensemble d’examens para-cliniques. Ceci nous a permis d’éliminer toute pathologie pouvant susciter un trouble ventilatoire autre que la BPCO. La prévalence actuelle de la BPCO, chez les patients symptomatiques chroniques est de 36%. Le sexe prédominant est le sexe masculin avec 125 hommes soit 90.6% et 13 femmes soit 9.4% avec un Sex ration=9.6. Elle augmente avec l’âge, l’âge moyen est de 62.8±1.8 ans. Le tabagisme actif reste le facteur de risque le plus prédominant. Il est retrouvé chez 87.7%. Les professions à risques sont éventuellement retrouvées mais on ne peut déterminer leurs parts contributives car la plupart des patients sont des fumeurs. 50% des patients appartiennent aux stades III et VI de la maladie. Ce sont donc des stades sévères nécessitant un coût important de prise en charge 10.5 % des patients n’étaient pas connus insuffisants respiratoires alors qu’ils le sont avec 7.5 % nécessitant une oxygénothérapie de longue durée à domicile, l’évaluation de nos patients par un TDM6 montre que 70 % de ces patients ont parcouru une distance inférieure à 82% de la distance théorique ce qui témoigne de la nécessité d’un programme de réhabilitation. Dans l’attente de ce programme, il faut conseiller à ces patients le rôle de l’activité physique pour lutter contre la sédentarité et par conséquent contre l’atrophie et la faiblesse musculaire et améliorer leur qualité de vie. 156 184 En dépit des recommandations actuelles de prise en charge, la BPCO demeure sous traitée parce que sous diagnostiquée, phénomène qui aggrave le pronostic et complique la thérapeutique au moment de l’établissement du diagnostic. Pour ce qui est de l’analytique, L’analyse multi variée par régression logistique a montré qu’au cours de la BPCO la sévérité en fonction du VEMS, (GOLD I ,II,III , IV ) est associée d’une manière significative aux nombres d’exacerbations, c'est-à-dire plus le nombre d’exacerbations est important et plus la BPCO est sévère. La sévérité de la maladie pour ce qui est de l’indexe BODE c'est-à-dire sur le plan général est associée d’une manière significative au nombre d’exacerbations et l’IMC; en d'autres termes plus le nombre d’exacerbations est important et plus l’IMC est bas et plus la BPCO et plus sévère. Donc ceci nous permet de dire que pour une meilleure prise en charge de la maladie, en plus de la prise en charge pharmacologique des patients, il faut prendre toutes les mesures pour prévenir ces exacerbations et mieux les traiter. En outre, il faut insister sur l’état nutritionnel et l’activité de ces patients. Pour atteindre ces objectifs, le pneumologue ou le généraliste ne suffisent pas: il faut La création d’un réseau multidisciplinaire de prise en charge de la BPCO qui englobe les pneumologues, les cardiologues, les médecins du travail, les physiothérapeutes, les psychologues, et les nutritionnistes, sans oublier la participation et l’orientation du généraliste préformé pour l’approche d’un diagnostic et pour l’orientation spécifique. Si notre étude n’est que préliminaire, on retrouve une prévalence de 36 % de cas parmi les symptomatiques chroniques. Il en ressort que la BPCO demeure un fléau de santé publique et le vœu exprimé serait de multiplier les études dans diverses régions du pays. La diversité culturelle, géographique à travers le pays constitue une orientation en matière de stratégie de prise en charge variable et adaptée car le qualificatif de sous diagnostic reste tributaire d’une communication ou d’une relation médecin- malade elle-même diversement appréciée. Le qualificatif sous traité, demeure, lui, fonction de la formation post universitaire d’une opération d’actualisation des connaissances diversement dispensées et effectuées dans les différentes wilayas du pays. C’est dire toutes les difficultés à affirmer une prévalence réelle et sans reproche. Quoi qu’il en soit nous restons convaincus de ce que représente le dépistage auprès de la population globale. Ce dépistage s’impose de fait car la BPCO remplis tout les critères de dépistage de l’OMS [194] mais les préalables sont multiples et devraient être affrontés avec l’aide et la compréhension du pouvoir public qui est et sera appelé à développer la politique d’équipement et enfin une mise en cohérence de la stratégie intégrée à la prise en charge des maladies respiratoires chroniques où la lutte anti tabac trouve la place qui lui revient de droit.
- ItemEpidémiologie des cancers de l'enfant dans l'ouest Algérien.(2011) RABAH AichaLes cancers de l’enfant sont de cancers rares, environ 1% de l’ensemble des cancers. Ils ne représentent pas une seule maladie, mais un groupe très varié par leur histologie, les organes qu’ils touchent, et leur âge de survenue. Nous avons enregistré 702 enfants atteints de cancer, âgés moins de 16 ans durant la période de janvier 1998 à Décembre 2003 dans le service d’Oncologie pédiatrique de l’EHS Oncologie. La classification utilisée c’est la classification internationale des cancers de l’enfant qui regroupe 12 groupes diagnostiques. Pour l’ensemble des cancers les garçons sont plus touchés que les filles avec un sexe ratio de 1,4. Quarante pour cent des enfants suivis sont âgés entre 0-4 ans, pour les tranches d’âge 5-9 ans et 10-14 ans la fréquence est 28% pour chaque classe. Les leucémies occupent la première place avec une fréquence de 26,1%, les LLA est la variante cytologique la plus fréquente 73%. Les LMNH représentent environ 18,9% de l’effectif global avec une fréquence des LMNH B (36%) et les lymphomes de Burkitt (30%). Le pourcentage des sarcomes (ostéosarcomes (4,1%), sarcomes d’Ewing (4,1%), sarcomes des tissus mous (4,5%)) est d’environ 13%. Cinquante-huit pour cent des sarcomes des tissus mous sont des rhabdomyosarcomes. Les neuroblastomes représentent 11,3%, la maladie de Hodgkin et les néphroblastomes représentent chacun 7,3%. Les rétinoblastomes sont observés dans 5,6% des cas. Les tumeurs du SNC ne représentent que 3 % de notre série. Les carcinomes du nasopharynx représentent 3,9% dont 75% sont des carcinomes indifferenciés et sont observés chez les enfants de plus de 5 ans. Les tumeurs germinales (2,1%) et autres carcinomes (hépatoblastome, pneumoblastome, tumeurs neuroectodermique primitive (PNET)) dans 1,8% de la série. Le taux de survie à 2 ans de la population de malades de la période 2002-2003 (251 malades) est de 56%, le taux de survie pour les garçons est supérieur à celui des filles (60% versus 52%). Les enfants atteints de maladie de Hodgkin avaient un taux de survie à 2 ans de 94%. Les enfants avec néphroblastomes (75%) et tumeurs germinales malignes (85%). Pour les enfants atteints de neuroblastome il est de 40%. Les enfants suivis pour sarcomes d’Ewing avaient un taux de survie faible (18%). La moyenne de durée de survie de tous les patients est de 28,46 mois (IC à 95% : 25,90-31,03)). Il n’ya pas de différence significative des moyennes de durée survie entre les deux sexes 28,93 mois (IC à 95% : 25,68 -32,25), elle est de 27,03 mois (IC à 95% : 23,08-30,97) pour les filles.
- ItemStratégie de la prise en charge de la menace d’accouchement prématuré et l’accouchement prématuré dans le cadre de la régionalisation des soins périnatals.(2011) MEGUENNI LyesPlusieurs systèmes d’évaluation des risques basés sur ces facteurs de risques ont été mis au point, en attribuant une valeur numérique à des facteurs individuels de risque et en pondérant ces derniers différemment selon leur importance, soit par des méthodes statistiques (analyse de régression). Ces méthodes de prédiction ne sont ni sensibles, ni spécifiques. Ainsi, la plupart des femmes qui accouchent prématurément ne sont pas identifiées par les systèmes d’évaluation des risques et la plupart des femmes identifiées par ces systèmes n’accouchent pas prématurément. Environ la moitié des femmes qui accouchent prématurément ne présente aucun facteur de risque évident. En outre, étant donné que l’évaluation classique des facteurs de risque se base principalement sur les antécédents obstétriques, sa précision est particulièrement faible chez les femmes primipares. Or, ces femmes représentent plus de 30 % des cas d’accouchement prématuré. De nouveaux marqueurs pour la prédiction des naissances prématurées ont donc été étudiés. Notre bilan des facteurs de risque de prématurité montre que certaines caractéristiques sociodémographiques ont un rôle moins important qu'auparavant, en raison probablement d'une modification du contexte social dans lequel se déroulent les grossesses. À l'inverse la relation entre l’infection de la sphère uro-génitale et la prématurité ne représente pas un élément nouveau mais sa prédominance laissent penser que des recherches approfondies vont être nécessaires pour vérifier si ces résultats se confirment et pour comprendre mieux par quels mécanismes ils opèrent et les moyens de prévention. Les modifications des facteurs de risque par rapport à ce qu'on connaissait par les enquêtes périnatales antérieures soulignent l'importance d'une actualisation régulière des connaissances afin de mieux cibler les femmes à haut risque nécessitant une surveillance ou un accompagnement particulier pendant la grossesse. L’accouchement des nouveaux -nés à risque doit se faire impérativement dans des structures dotées d’un service de néonatologie, réduisant ainsi les naissances prématurées dans les maternités niveau I, et par conséquent réduire la mortalité et la morbidité liée à la prématurité.
- ItemRadio-chimiothérapie concomitante avec capecitabine en néo-adjuvant dans le cancer du rectum localement avancé (T3-T4) non métastatique.(2011-11-10) BOUDINAR CHAHED Fatima ZohraLe cancer du rectum constitue un véritable problème de santé publique dans le monde, il représente près de 40% des cancers colorectaux, son traitement a connu des progrès considérables ces dix dernières années grâce à la standardisation de la technique d’exérèse du méso-rectum et à la codification des traitements néo adjuvants. Les cancers du bas rectum posent des problèmes spécifiques où l’objectif fonctionnel prédomine parfois sur la guérison, leur pronostic en général plus mauvais est dû à des facteurs anatomiques et non pas biologiques, la tumeur très proche des organes génitaux et de l’appareil sphinctérien va très vite envahir ces organes et rendre la chirurgie très difficile. L’apparition de nouvelles techniques chirurgicales, une meilleure connaissance de l’histoire naturelle de la maladie et de l’impact des traitements néo adjuvants sur ces tumeurs nécessitaient une mise au point sur ce sujet en constante évolution, ce qui a permet de préserver la qualité de vie des patients dont le pronostic s’est considérablement amélioré. Une étude prospective a été menée au service d’Oncologie médicale du CHU d’Oran utilisant l’association radio-chimiothérapie concomitante néo adjuvante par capécitabine dans le cancer du rectum (moyen et bas rectum) localement avancé non métastatique avec comme objectifs d’évaluer le taux de réponse objective , le taux de préservation sphinctérienne, la tolérance du traitement, ultérieurement la survie globale et le temps jusqu’à progression. Cette association radio-chimiothérapie néo adjuvante est devenue le standard du cancer du moyen et du bas rectum. Cette étude étalée sur trois ans du 15 mai 2007 au 30 juin 2010 concernait 46 patients porteurs d’un cancer du rectum T3-T4 /N+ localement avancé non métastatique remplissant les critères d’inclusion soumis au protocole chimio-radiothérapie par capécitabine (825mg/m²) en concomitant avec une radiothérapie à 45 grays en néo adjuvant et chirurgie 4 à 8 semaines plus tard. L’évaluation de l’étude avait révélé 65% des patients qui étaient classés stade 3B et 35% stade 3C, l’âge moyen de ces patients est de 58 ans avec une légère prédominance masculine, un délai moyen de diagnostic qui est de 5,7 mois, un délai moyen thérapeutique de 1,3 mois, une moyenne de 3 cycles de capécitabine a été administrée en concomitant avec la radiothérapie à 45 grays étalée sur 5 semaines. Une réponse objective est obtenue dans 63% des cas, une conservation sphinctérienne réalisée dans 20% des cas et une réponse pathologique complète dans 33% des cas. La principale toxicité de grade 3 attribuée à ce protocole est la neutropénie observée dans 2% des cas et une diarrhée également dans 2% des cas. La probabilité de survie après un suivi de 36 mois est de 41.9%. la durée médiane de survie est de 37.4 ± 0.5 mois sans rechute. Cette association radio-chimiothérapie concomitante par capécitabine s’est révélée efficace avec des résultats identiques au protocole 5FU infusionnel mais largement supérieure à la radiothérapie seule avec une toxicité acceptable.
- ItemContribution à l'étude des troubles de l'olfaction dans la pathologie inflammatoire rhinosinusienne.(2012) SERRADJI ZoubeidaLes troubles de l’odorat et leurs rapports avec les affections nasosinusiennes constituent un problème d’actualité. Leurs études ont été réalisées sur deux cent cinquante-deux patients présentant des affections nasosinusiennes. Ce travail nous a permis, en prenant en compte les données de la littérature, de faire le point sur la question à travers les données comparatives. Il nous a permis surtout de tirer un ensemble de recommandations et de conclusions allant dans le sens de la prise en charge.
- ItemTraitement (Le) laparoscopique du reflux gastro-œsophagien.(2012-01-22) ELAIB MostefaLe reflux gastro- œsophagien représente un problème de santé publique en raison de sa prévalence élevée, de son évolution chronique et du recours fréquent à un traitement. Si le traitement du RGO et de l’œsophagite peptique est habituellement médical, dans certaines situations l’indication chirurgicale doit être envisagée. Le traitement chirurgical est la principale solution de remplacement au traitement médical continu dans la prise en charge au long cours du RGO. C’est le seul traitement susceptible d’agir sur l’histoire naturelle du RGO. La faisabilité de la cure de RGO par laparoscopie a été démontrée par de nombreux travaux . Parmi les nombreuses techniques qui ont été décrites, il convient de retenir celles qui sont les plus couramment utilisées, en tenant compte à la fois de leur efficacité sur le RGO et de leur faible morbidité ; c’est ainsi que sont principalement retenus les procédés valvulaires ou fundoplicatures. Les procédés de fundoplicature, qui représentent l'alternative chirurgicale au traitement médical prolongé, ont connu un grand développement avec l'essor de la laparoscopie.
- ItemStaphylocoque (Le) dans les infections nosocomiales, Epidémiologie, Résistance aux antibiotiques et Stratégie de lutte et de Prévention.(2012-03-15) BEKKHOUCHA Souad NaimaIntroduction : Depuis l’apparition de la résistance des staphylocoques sp à la méticilline au début des années 60, les infections dues à ces bactéries ne cessent d’être un sujet de préoccupation pour les cliniciens en raison des problèmes liés à leur traitement. De plus, l’avènement des Staphylococcus aureus producteurs de la toxine de Panton et Valentine vers la fin des années 90, est venu aggraver une situation déjà difficile puisque ces souches occasionnent des infections rapidement mortelles. Notre travail a pour objectif d’étudier les caractéristiques des staphylocoques sp isolés entre janvier 2003 et décembre 2008 chez les patients du CHUO et leur implication dans les infections nosocomiales. Matériel et méthodes : 1424 souches de staphylocoques isolés ont été identifiées par les techniques bactériologiques classiques. Les tests de sensibilité ont été réalisés suivants les recommandations de L’AARN et du CLSI. Les génomes d’un échantillon de 62 souches de S.aureus ont été typés par PCR (typage SPA, MLST et SCCmec) et par PCR en temps réel pour la recherche de la leucocidine de Panton et Valentine. Résultats et discussion : Nous avons montré que pour les S.aureus, les profils de résistance ne sont pas étendus, et que les plus fréquentes concernent l’oxacilline (24%), la kanamycine (29%), l’érythromycine (21%) et l’acide fusidique 16%). Pour les SCN, les pourcentages sont plus élevés : oxacilline (71%), la kanamycine (57%), l’érythromycine (50%) et l’acide fusidique (43.5%), cotrimoxazole (45%) et la fosfomycine (30%) La place des S.aureus dans des infections nosocomiales a pu être établie dans la moitié des cas étudiés. Pour les SCN, 90% sont responsables d’infections nosocomiales. L’analyse moléculaire des génomes des 62 isolats de S.aureus a permis d’établir l’existence de treize clones, dont le clone ST80-P (clone Méditerranéen) et le clone ST239-A (clone brésilien) sont majoritaires. Au terme de cette étude, nous avons montré l’augmentation récente des fréquences de résistance à l’oxacilline et à l’acide fusidique aussi bien dans l’environnement hospitalier que communautaire dans l’Oranie. Ces deux marqueurs de résistance sont une véritable « signature » des souches productrices de S.aureus LPV+. Les règles rigoureuses d’asepsie et d’hygiène des mains en particulier doivent être appliquées pour enrayer la diffusion de ces souches extrêmement dangereuses pour l’Homme.
- ItemDépistage et prise en charge des vessies neurologiques dans l'Ouest Algérien.(2012-04-01) AZZOUNI Mohammed SamirCette série étudie 94 observations de vessies neurologiques chez l’enfant. Le myéloméningocèlereprésente l’étiologie principale (72%). La présence d’un reflux vésico-urétéral et l’âge avancé (supérieur à 12 ans) au moment de la prise en charge constituent des facteurs prédictifs péjoratifs sur la fonction rénale ; cette série, montre bien que la neurovessie évolue comme une uropathieobstructive (65%) et évolutive associée à une incontinence urinaire qui est quasi constante (97%). Nous avons bien montré que le CPI Donne d’excellents résultats et permet de contrôler les trois problèmes que posent les vessies neurologiques à savoir: l’infection urinaire, la détérioration des voies urinaires supérieures et à un degré moindre l’incontinence (1 patient sur 2). Les progrès de l’exploration urodynamique et l’uropharmacologie permettent d’affiner la compréhensionet l’approche thérapeutique des neurovessies infantiles. Au bilan urodynamique, 80% des neurovessies sont hyperactives selon notre étude. Dans notre série d’enfants, après échec du CPI associé aux anticholinergiques dans le traitement de l’incontinence urinaire ; l’injection intradétrusorienne de la toxine botulique trouve sa place, et en alternative à un agrandissement vésical. 84% des patients injectés sont devenus propres. L’innocuité de l’injection a été prouvée chez l’adulte, permettant les réinjections lorsque l’effet disparaît. Il s’agit bien d’une avancée thérapeutique majeure en neuro-urologie qu’a connue ce début du siècle.
- ItemApport de l'électrorétinogramme multifocal dans le suivi des patients traités par Hydroxychloroquine : étude prospective au niveau du service d'ophtalmologie de l'hôpital militaire d'Oran HMRUO.(2012-04-16) GHROUD Mohamed NacerIntroduction : L’hydroxychloroquine (Plaquenil*), est un antipaludéen de synthèse(APS) largement utilisé dans le traitement des maladies systémiques chroniques (Lupus, Gougerot, Polyarthrite rhumatoïde). Elle comporte un risque de toxicité rétinienne bilatérale et irreversible, le suivi ophtalmologique des patients sous APS est d’une importance majeur, dans ce contexte, l’utilisation de l’électrorétinogramme multifocal (ERGM) a été déjà rapporté. Nous avons voulu évaluer la capacité de cet examen à reconnaitre des signes très précoces de toxicité rétinienne. Matériel et Méthodes : Notre étude porte sur l’analyse de l’ERG M de 48 patients sous Hydroxychloroquine depuis au moins 5 ans correspondant à 95 yeux, recrutés entre Janvier 2007 et Décembre 2010, qui présentaient un examen ophtalmologique clinique et para clinique dans les normes. Un ERG multifocal, conforme aux recommandations internationales, a été effectué ainsi que d’autres examens électrophysiologiques et un champ visuel central. L’ERG ganzfeld est considéré anormal si les amplitudes des ondes a et b diminue de 20% par rapport aux valeurs des sujets témoins. Le champ visuel est considéré anormal si la sensibilité diminue de 20% par rapport aux valeurs de références. L’ERG M étant considéré comme anormal s’il existe une diminution de 25% des amplitudes dans les zones d'intérêt (2-5 degrés et 5-10 degrés centraux) par rapport aux valeurs de référence (sujet témoin).Les résultats sont ensuite comparés et analysés en terme de sensibilité et spécificité . Résultats : Nos résultats montrent que chez les 48 patients recevant un traitement d’Hydroxychloroquine 15 d’entre eux (30,5%) soit (29yeux) leur ERG multifocal était perturbé avec une diminution significative des amplitudes contre 4,16% des yeux à L’ERG global et 16,6% au champ visuel central. Conclusion : Notre étude, semble confirmer que l’ERG multifocal est nouvel outil particulièrement efficace dans le diagnostique précoce des intoxications rétiniennes aux antipaludéens de synthèse. D’où l’intérêt de l’inclure systématiquement dans le protocole de surveillance des patients à risque.
- ItemMucoviscidose (La) de l'enfant.(2012-04-17) RADOUI AbdelkarimIntroduction. La mucoviscidose, longtemps jugée exceptionnelle, est mal connue en Algérie où les moyens diagnostiques et l’offre de soin sont considérablement limités. Notre travail fait le point sur la situation dans l’Ouest Algérien et s’inscrit dans une stratégie d’amélioration du diagnostic et de la prise en charge. Matériel et méthodes. La préparation de l’étude a nécessité trois ans (2006-2008) avec un nombre très important d’activités : la formation du personnel soignant dans le centre de référence de la mucoviscidose de Lyon, la mise en place d’un test de la sueur fiable, la multiplication de l'enseignement postuniversitaire au profit des praticiens, le développement du Réseau Mucoviscidose sous l'égide de la Société de Pédiatrie de l'Ouest. Un registre de la Mucoviscidose de l’Ouest Algérien, construit sur le modèle du registre français, a été initié le 1er janvier 2009. Nous avons analysé les aspects cliniques de la cohorte de l’Ouest Algérien et nous les avons comparé avec ceux de la cohorte Maghrébine suivie dans le centre de référence de la mucoviscidose de Lyon. Résultats. Fin 2010, dix-neuf patients (11 garçons) demeurant dans 9 villes de l’Ouest Algérien y étaient recensés alors qu’ils n’étaient que 5 avant le démarrage de l’étude. L'âge moyen des patients est de 7,7 ans. Alors que les premiers symptômes sont le plus souvent manifestes avant le 3ème mois de vie, le diagnostic est tardif (2,5 ans en moyenne). La triade classique (historique) domine le tableau et dans la majorité des cas l’état clinique est très dégradé. L’insuffisance pancréatique exocrine concerne 95 % des patients, la malnutrition 68 %, l’insuffisance respiratoire chronique 37 %, la dilatation des bronches 70 %, la colonisation par P. aeruginosa 68 % et l’atteinte hépatique 42 %. Le VEMS moyen est à 65 %. Le retard de diagnostic explique largement le niveau de dégradation. Le taux de mortalité est élevé (25 %) à un âge moyen de 7 ans (10 mois, 17,5 ans). Un seul patient, suivi depuis 9 ans, a atteint l’âge adulte. Depuis 2008 la prise en charge s’est beaucoup améliorée dans l'Ouest grâce à la centralisation des soins dans le service de pneumologie pédiatrique de l'EHS "Boukhroufa Abdelkader" d'Oran et le partenariat établi avec le centre de référence de Lyon. L‟analyse comparative des cohortes Maghrébine de Lyon et de l‟Ouest Algérien montre des différences très significatives en ce qui concerne l‟âge, le type, la gravité des manifestations clinique et la colonisation par P. aeruginosa au moment du diagnostic et de la prise en charge dans le centre. Ces différences, qui ont précédé lagénéralisation du dépistage néonatal systématique en 2002, sont expliquées aussi par la facilité de l‟accès au test sudoral et la centralisation des soins dans les Centres de Ressources et de Compétence. L‟étude de 32 patients non apparentés d‟origine algérienne issus des cohortes d‟Oran (16) et de Lyon (16) montre que la répartition des mutations des patients Algériens est différente de celle des Européens. La mutation F508del, la plus fréquente dans le monde, ne représente que 26,6 % des allèles mutés ; cinq autres mutations ont une fréquence inhabituellement élevée par rapport à d‟autres séries (711+1G>T, L227 R, 1898+3A>G, 3272-26 A>G et Q290X). Conclusion. A la vue de notre expérience, nous sommes convaincus qu‟en Algérie l‟incidence de la maladie est proche de celle de la France. La meilleure connaissance de la maladie et de son épidémiologie ainsi que l‟organisation des soins faciliteront le traitement, plus précoce, convaincront les tutelles et les industriels de la nécessité de mettre à disposition les médicaments symptomatiques indispensables et rapidement contribueront à l‟amélioration du pronostic des patients, en attendant que les médicaments à visée étiologiques soient abordables.
- ItemPlace de l'association radiothérapie chimiothérapie concomitante (ARCC) dans la stratégie thérapeutique des cancers du cavum.(2012-05-06) MADOURI BENSAFIR RachidaLe cancer du cavum est considéré dans notre pays comme un problème de santé publique préoccupant. De nombreuses études avec des reculs importants ont démontré l’intérêt de la radiochimiothérapie concomitante dans le traitement du cancer du cavum. L’objectif de notre travail est de comparer en termes de survie globale les effets de la radio-chimiothérapie concomitante par cisplatine (RCC) par rapport à la chimiothérapie première suivie de radiothérapie (CT\RT), pour les malades atteints du cancer du cavum au niveau du service de radiothérapie oncologie du CHU d’ Oran, d’étudier par ailleurs les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, ainsi que les délais de prise en charge diagnostique et thérapeutique, enfin, d’évaluer le contrôle local et ganglionnaire et les résultats thérapeutiques. Deux cent patients atteints de cancer du cavum ont été colligés sur une période de deux ans avec un âge moyen de 40.14 ans et un sexe ratio de 2.12. Le syndrome ganglionnaire représente le principal motif de consultation (78.5%). Et le délai moyen de prise en charge diagnostique est de 9.1mois, on retrouve alors 10% de stade IIB ,31%% de stade III, 28% de stade IVA et 31% de stade IVB (UICC2002), le carcinome indifférencié représente 92% des cas .Avec un suivi médian de 71 mois. Les quatre vingt onze patients de la première cohorte soit (45.5%) ont reçu une chimiothérapie d’induction à base de platine suivie d'une radiothérapie (CT\RT). Le délai moyen de la radiothérapie est de 147.91±16.7 jours ,31 patients (34%) ont présenté une rechute (locorégionale et/ou métastatique) Alors que les cent neuf patients (54.5%) de la deuxième cohorte ont reçu une radio-Chimiothérapie concomitante (RCC) à base de cisplatine., le délai thérapeutique est de 62.36±12.jours. 42 patients (38.5%) ont présenté une rechute (locorégionale et/ou métastatique).Les Taux respectifs à 5ans et à 8ans de la survie SRLR, la SS métastase, la SS maladie et la SG sont : 84.05 et84.05 ,76.65%,62.58%,96.28 pour la cohorte(RCC) .Cependant pour la cohorte(CT\RT) les taux respectifs à 5ans et à 8ans de la survie SRLR, la SS métastase, la SS maladie et la SG sont : 84.88% et 81.63, 81.28% et 81.28%,59.28et67.97%t66.76%. Dans le traitement du cancer du cavum la RCC a montré une différence très significative en termes de survie globale par apport à la CT\RT, mais elle n’a pas montré de différence significative en termes de survie SRLR, de SS métastase et de SS maladie. Bien que la radio chimiothérapie concomitante soit actuellement le standard du traitement du cancer du cavum pour les stades localement évolués, il est intéressant de proposer d’autres séquences thérapeutiques (chimiothérapie première suivie de la radio chimiothérapie concomitante) afin d’essayer d’améliorer les résultats.
- ItemPlace de l'endoscopie dans le traitement du reflux vésico-urétéral de l'enfant.(2012-06-04) HADJOU BELAID FatimaLe reflux vésico-urétéral est une uropathie malformative fréquente et grave dont l’évolution sans traitement aboutit à la destruction du rein et à l’insuffisance rénale surtout si la pathologie est bilatérale. Son traitement a pour but de protéger le rein contre la néphropathie du reflux secondaire aux pyélonéphrites à répétitions. La méthode thérapeutique de choix suscite de nombreuses controverses. Le traitement endoscopique comme alternative à la chirurgie de réimplantation et à l’antibiothérapie est venu enrichir l’arsenal thérapeutique de cette pathologie. Le but de notre travail a été d’introduire l’endoscopie comme moyen diagnostic et thérapeutique du RVU et d’évaluer les résultats obtenus, ainsi que la détermination les bons répondeurs au traitement par la méthode. Ainsi, 65urétéres chez 43 patients tous avec un RVU de différent grades II, III, IV, V et de différent types, primitifs et secondaires ont été injectés. La technique d’injection que nous avons utilisée a été le Sting. Le résultat de ce traitement a été jugé sur la disparition des épisodes infectieux. La disparition ou la régression des dilatations des cavités excrétrices à l’échographie ainsi que la présence et l’aspect de l’implant injecté. La disparition du RVU, l’amélioration de son grade ou sa persistance à l’urétérocystographie pratiquée à 3mois. Nous avons eu un succès dans 69,3% après la première injection, ce taux est passé à 73,9% après la 2eme qui est faite sans difficultés dans un intervalle de 4à 6 mois. Tous nos malades ont bénéficié d’une scintigraphie rénale à 1 an, qui avait montré une stabilité de la fonction sans l’apparition de nouvelles cicatrices. Notre travail, nous a permis d’identifier les facteurs prédicateurs de la bonne réponse : Un âge supérieur à 03ans avec une vessie saine (confirmé à l’examen endoscopique), l’aspect en dôme avec méat urétéral à son apex, et une quantité de produit ≤ à 0,5cc. L’innocuité et la possibilité de répétition du geste, la morbidité faible comparé à la chirurgie, un suivi court et sans retentissement sur la vie socio-économique des parents, enfin un faible cout de revient font de ce traitement mini-invasif un traitement de choix qui peut être pratiqué même en ambulatoire.
- ItemCancer du sein : Reconstruction mammaire après mastectomie.(2012-07-01) BELKHARROUBI KhadidjaLa reconstruction mammaire fait partie intégrante du traitement du cancer du sein. Notre étude prospective présente une série de 42 patientes : 22 opérées dans le service de Chirurgie Cancérologique « Ait Idir Ali » CHU Oran par « prothèse seule » et 20 autres opérées dans le service de Chirurgie Plastique de l’hôpital Saint Louis à Paris, par « lambeau de grand dorsal associé à une prothèse » entre janvier 2010 et avril 2011. Il s’agissait de reconstructions mammaires différées après mastectomie associée ou non à un traitement adjuvant (chimiothérapie, radiothérapie ou hormonothérapie). Le but de notre travail a été d’évaluer les résultats morphologiques, fonctionnels et psychologiques des reconstructions mammaires par ces deux techniques. Malgré les complications chirurgicales précoces et tardives, qui restent cependant à des taux acceptables, l’analyse des résultats au plan chirurgical et esthétique sont bons et équivalents pour les deux techniques. C’est sur le plan psychologique que les résultats de la reconstruction mammaire sont les plus intéressants, avec une amélioration de la morbidité psychosociale (anxiété, dépression, image du corps, sexualité, estime de soi) et de la satisfaction globale. Nous nous orientons dans notre service vers l’utilisation de prothèse seule vue sa simplicité par rapport à une technique plus lourde comme la reconstruction autologue.
- ItemEtude du risque lié au polymorphisme C677T de la méthylène tétrahydrofolate réductase au cours du cancer colorectal dans la population Algérienne.(2012-07-04) BENCHIKH NasreddineIntroduction & objectifs Le cancer colorectal (CCR) est un enjeu majeur de santé publique. Les folâtres interfèrent avec les phénomènes de carcinogenèse, puisqu’ils sont impliqués dans la synthèse, la réparation ainsi que dans la méthylation de l’ADN. Méthylène tétrahydrofolate réductase (MTHFR) est une enzyme clé du métabolisme des folâtres. Un polymorphisme commun de MTHFR, 677 C→T a été corrélé aux CCR sporadiques. Cette étude cas témoins a été entreprise pour analyser l’association entre ce polymorphisme et le risque de CCR sporadique dans une population Algérienne. Matériel & méthodes Soixante patients atteints d’un CCR sporadique et cent témoins ont été recrutés dans cette étude. L’ADN a été isolé à partir de sang total et l’analyse génétique a été réalisée par ARMS- PCR. Le risque d’association a été estimé par le calcul de l’odds ratio (OR) avec un intervalle de confiance à 95%. Chez les témoins, le taux des folâtres plasmatiques et érythrocytaires ont été mesurés. Résultats La fréquence des génotypes de MTHFR 677 CC, CT et TT a été de 48, 46 et 6% chez les témoins et 53.3, 41.7 et 5.0 % parmi les cas. L’OR pour 677 TT vs CC = 0.75 (95% CI 0,14 -3,74, P = 0.49), OR pour 677 CT vs CC = 0.82 (95% CI 0.42 -1.66, P = 0.54) et OR pour la combinaison des deux variants (TT and CT) = 0.81 (95% CI 0.40 -1.61, P = 0.51). Seuls les patients avec un adénocarcinome Lieberkühniens ont montré une différence significative entre les génotypes 677CT, 677CT+TT vs CC de MTHFR, OR respectivement 5.52 (95% CI 1.81 – 17.54, p=0,005) et 3.17 (95% CI 1.27 – 8.0, P = 0,005). La concentration des folâtres érythrocytaires a été légèrement plus basse chez les individus avec un génotype TT vs CT. Interprétations & conclusions Il n’y a pas d’association statistiquement significative entre le variant 677 C→T et le risque de CCR, Le variant hétérozygote CT et la combinaison des deux variants de MTHFR 677 C→T augmentent le risque de CCR de type adénocarcinome Lieberkühniens. Ces observations doivent être confirmées par d’autres études avec un échantillon plus important.
- ItemMortalité maternelle à la maternité du CHU Oran. Quelle évolution ?(2012-09-13) MOULAY El HadjIntroduction La mortalité maternelle définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme «le décès d’une femme au cours de la grossesse, ou dans un délai de 42 jours après sa terminaison, quelle qu’en soit la durée ou la localisation, pour une cause quelconque déterminée ou aggravée par la grossesse ou les soins qu’elle a motivé, mais ni accidentelle, ni fortuite ». La mortalité maternelle est un indicateur de la qualité des soins obstétricaux. Elle constitue un problème de santé publique. Objectifs Déterminer et suivre l’évolution de la mortalité maternelle de 1999 à 2009 à la maternité du centre hospitalo-universitaire d’Oran et en décrire les principales causes et le profil épidémiologique des décès maternels à la maternité du CHUd’Oran, afin de dégager des recommandations permettant et réduisant l’incidence de cette mortalité. Patientes et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective menée entre janvier 1999 et décembre 2009. Dans notre service, depuis 1999, les décès maternels sont systématiquement répertoriés dans un registre, l’information sur le décès est recueillie soit sur le dossier d’accouchement, soit sur le dossier de transfert en réanimation, ou encore par le bureau des entrées. Résultats Cent cinquante décès maternels ont été colligés durant la période d’étude. L’âge moyen des patientes était de 32,2 ans. Le taux de MM global durant la période d’étude était de 114,73/100 000 naissances vivantes. L’évolution était marquée par une diminution nette des taux jusqu’en 2002 suivie d’une stagnation durant la période entre 2003 et 2006, puis une augmentation en 2009. Le décès était lié à une cause obstétricale directe dans 94 % des cas. L’hémorragie était la principale étiologie, impliquée dans 40,6 % des cas. Les complications de la prééclampsie étaient incriminées dans 38,0 % des cas. Dans cette série, le taux de transfert était de 68,66 %. La mortalité maternelle est la conséquence de complications obstétricales non dépistées précocement dans le cadre des consultations prénatales, et non prises en charge à temps dans des maternités suffisamment équipées. Conclusion L’évolution de la mortalité maternelle au fil des années a montré une variation fluctuante. Une diminution de la mortalité maternelle a été observée au cours de la première période (1999-2004), suivie d’une augmentation avec un pic de fréquence au cours de l’année 2007 durant la seconde période (2005-2009). De plus, la majorité des décès reste évitable. De nombreuses améliorations sont encore possibles, ce travail a été réalisé pour d'une part connaître les raisons induisant à ce drame et y remédier, et d'autre part, pour optimiser les soins.
- ItemTraitement chirurgical des pseudarthroses du scaphoïde carpien, par un greffon osseux vascularisé, comparativement au greffon cortico-spongieux.(2012-09-20) ABDI AmirCette étude évalue l’intérêt du greffon osseux vascularisé par l’artère transverse du carpe, prélevé à la face antérieure du radius. Ses résultats sont comparés aux greffons non vascularisés. Matériel et méthode :Cette étude rétrospective à été réalisée sur deux groupe de patients, le GI (G V) de 58 cas de greffon vascularisé, dont les patients avaient un âge moyen de 24,8 mois, délai moyen de 18,9 mois, et présentant des pseudarthroses de stade I dans 13,79% des cas, stade IIA 36,20%, stade IIB 44,82% des cas, stade IIIA 3,4%, stade IIB 1,72% des cas. Les résultats de ce groupe ont été évalués cliniquement selon le score de cooney. Alors que le GII (G N V) de 100 patients, ayant des pseudarthroses de stades similaires que le GI. La comparaison des deux groupes, s’est portée sur la douleur, mobilité, force musculaire, taux de consolidation, et le délai. Résultats : Le recule est de 26 mois, les résultats du GI sont comme suite : 31,3% de très bon score, 57,3% un bon score, un score moyen de 10,03%, 1,75% de mauvais score. Le taux de consolidation été de 98,3%, dont le délai moyen est 08 à 09 semaines. Nos résultats s’accordent avec les séries publiées par Gras, Mathoulin[76 88]de 111 cas (2011), Mathoulin[75 76 87] de 103 cas (2008) et Yakoubi[75] de 30 cas. Ont été les meilleurs par rapport aux résultats de GII en termes de mobilité, de force, de douleur, des résultats fonctionnels, de satisfaction du patient, de reprise de travail et taux de consolidation. Mais ceci ne s’accorde pas avec une autre étude comparative publiée par Yakoubi[76] qui a conclu a des meilleurs résultats des greffons conventionnels (crête iliaque) par rapport aux greffons pédiculés. Alors que Mathoulin[76] avait les mêmes résultats que les nôtres. Conclusion : les greffons osseux sont nombreux, variés, et controversés dans certains cas. Au vue des résultats obtenues et c’elles des séries publiées, le greffon pédiculé (type Kuhlmann) est indiqué dans les pseudarthroses stades IIA, IIB, et peut être associé au greffon conventionnel dans les stades IIIA et IIIB. Alors que dans les stades avasculaires, il peut être un traitement alternatif au traitement palliatif [41 75 76 86 87 88 91].
- ItemPlace de la ventilation non invasive (VNI) en réanimation pédiatrique.(2012-11-11) KHEMLICHE BelarbiINTRODUCTION : La ventilation mécanique (VM) est la première ligne de traitement des pathologies graves du nourrisson et de l’enfant. Elle est habituellement réalisée après intubation trachéale (IT), cette dernière est responsable de nombreuses complications. La ventilation non invasive (VNI) est une nouvelle technique utilisant un masque à la place de la sonde d’IT, nous l’avons introduite récemment dans le service de réanimation pédiatrique comme alternative à la ventilation invasive (VI). L’objectif de notre travail est d’évaluer la faisabilité et l’efficacité du traitement précoce par VNI des enfants présentant une DRA à l’admission ou au cours du séjour en réanimation. MATERIEL ET METHODE : Une étude prospective et descriptive était menée au service de réanimation pédiatrique du CHUO de janvier 2006 à décembre 2011. Etaient inclus dans cette étude les nourrissons et les enfants âgés de un mois à 16 ans admis pour DRA ou présentant une DRA en post-extubation (DRPE). La VNI était prescrite de façon précoce en association au traitement médical pour ces patients. Les paramètres cliniques (FR, FC et SpO2) des patients ont été récoltés avant et après deux heures de VNI ainsi que le recours ou non à l’IT au cours de l’hospitalisation RESULTATS : 109 enfants étaient inclus, l’âge moyen était à 57.07 ± 5.79 mois. Au moment de l’inclusion les scores de DR, de PRISM et de Glasgow étaient en moyenne à 7.12 ± 1.83, 8.79 ± 3.92 et à 13.18 ± 2.40 respectivement. Les étiologies étaient dominées par les pathologies respiratoires (38.5%) et neurotraumatiques (20.2%). Les 2/3 des patients étaient traités pour DR dans le cadre de l’urgence et 40% de DRPE. Nous avons utilisé des respirateurs lourds de réanimation dotés de l’option « VNI » avec circuit double branche. Les masques faciaux et nasaux étaient utilisés à parts égales (56% et 44%, respectivement). 95.4% des patients étaient traités en mode VS-AI-PEP, avec un niveau moyen d’AI à 9.88 ± 3.72 cmH2O et de PEEP à 4.69 ± 1.59 cmH2O. Après deux heures de VNI, nous avons observé une réduction significative de la FR et la FC (43.72 ± 13.46 vs 34.25 ± 13.47 c/mn, p<0.001 ; 138.66±26.59 vs 129.27±24.21 bat/mn, p<0.001 respectivement) et une amélioration de la SpO2 (86.17±13.33% vs 94.85±6.90%, p<0.001). L’intubation trachéale était évitée chez 70% des patients. DISCUSSION : La technique de VNI à parmi une amélioration clinique significative chez des enfants en DRA d’étiologies très variées avec seulement 30% de recours à l’IT. Nos résultats sont similaires à ceux rapportés dans la littérature avec un taux de succès variant entre 60 et 100%. CONCLUSION : La VNI est une technique intéressante et efficace dans plusieurs étiologies de DRA en réanimation pédiatrique et les résultats sont prometteurs.