Stratégie de la prise en charge de la menace d’accouchement prématuré et l’accouchement prématuré dans le cadre de la régionalisation des soins périnatals.

Vignette d'image
Date
2011
Auteurs
MEGUENNI Lyes
Nom de la revue
ISSN de la revue
Titre du volume
Éditeur
Résumé
Plusieurs systèmes d’évaluation des risques basés sur ces facteurs de risques ont été mis au point, en attribuant une valeur numérique à des facteurs individuels de risque et en pondérant ces derniers différemment selon leur importance, soit par des méthodes statistiques (analyse de régression). Ces méthodes de prédiction ne sont ni sensibles, ni spécifiques. Ainsi, la plupart des femmes qui accouchent prématurément ne sont pas identifiées par les systèmes d’évaluation des risques et la plupart des femmes identifiées par ces systèmes n’accouchent pas prématurément. Environ la moitié des femmes qui accouchent prématurément ne présente aucun facteur de risque évident. En outre, étant donné que l’évaluation classique des facteurs de risque se base principalement sur les antécédents obstétriques, sa précision est particulièrement faible chez les femmes primipares. Or, ces femmes représentent plus de 30 % des cas d’accouchement prématuré. De nouveaux marqueurs pour la prédiction des naissances prématurées ont donc été étudiés. Notre bilan des facteurs de risque de prématurité montre que certaines caractéristiques sociodémographiques ont un rôle moins important qu'auparavant, en raison probablement d'une modification du contexte social dans lequel se déroulent les grossesses. À l'inverse la relation entre l’infection de la sphère uro-génitale et la prématurité ne représente pas un élément nouveau mais sa prédominance laissent penser que des recherches approfondies vont être nécessaires pour vérifier si ces résultats se confirment et pour comprendre mieux par quels mécanismes ils opèrent et les moyens de prévention. Les modifications des facteurs de risque par rapport à ce qu'on connaissait par les enquêtes périnatales antérieures soulignent l'importance d'une actualisation régulière des connaissances afin de mieux cibler les femmes à haut risque nécessitant une surveillance ou un accompagnement particulier pendant la grossesse. L’accouchement des nouveaux -nés à risque doit se faire impérativement dans des structures dotées d’un service de néonatologie, réduisant ainsi les naissances prématurées dans les maternités niveau I, et par conséquent réduire la mortalité et la morbidité liée à la prématurité.
Description
Mots-clés
prise en charge, Accouchement prématuré, Soins périnatals, Gynécologie et obstétrique
Citation