Mémoires de Master "Biologiques"

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    Impact de l’Aluminium sur le tissu cardiaque et effet de l'extrait aqueux de Thymus vulgaris
    (2025) BENTALEB Chaimaâ; MATI Hanene
    L’aluminium (Al) est un métal toxique, largement présent dans l’environnement, et qui a tendance à s’accumuler dans les organismes vivants, provoquant ainsi des effets nuisibles sur leur santé. Cette étude vise à évaluer l’effet protecteur de l’extrait de Thymus vulgaris L. contre la toxicité induite par le chlorure d’aluminium (AlCl₃), en se basant sur l’analyse des paramètres biochimiques et antioxydants et par comparaison à deux autres groupes initialement intoxiqués puis traités oralement par le malate magnésium et par la vitamine E. Les résultats ont montré une augmentation hautement significative des carbonyles tissulaires, de glutathion tissulaire (GSH), glutathion peroxydase tissulaire GSH-Px et de la teneur de l’aluminium dans le tissu cardiaque des rats traités à l’AlCl₃ (p ˂ 0,001). Tandis que les niveaux de catalase, de superoxyde dismutase et de nitrite nitrate ont significativement diminués (p≤0,05). Cependant, le traitement par l’extrait de Thymus vulgaris L. a permis de restaurer l’équilibre oxydatif, en améliorant significativement les marqueurs du stress oxydatif et en renforçant l’activité des enzymes antioxydantes chez les rats exposés à l’AlCl₃. On conclue que l’extrait de Thymus vulgaris peut exercer un rôle protecteur contre la toxicité cardiaque provoquée par l’aluminium, grâce à la présence de ses composés bioactifs qui agissent en tant que piégeurs des radicaux libres.
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    Procédé de fabrication et paramètres physicochimiques de l’urée 46 comme engrais
    (2025-06-25) ABDI Asma; LAHMAR Djawida
    Résumé L’urée 46 est un engrais azoté contenant 46 % d’azote, reconnu pour son coût avantageux et sa présentation en granulés, facilitant le transport, le stockage et l’épandage. Le complexe industriel SORFERT Fertilizer d’Arzew assure sa production en utilisant le procédé allemand Thyssen Krupp UHDE. Malgré ses nombreux atouts, l’urée présente des risques de toxicité, notamment en cas de mauvaise utilisation. L’objectif de ce travail est d’analyser le procédé de fabrication de l’urée et de contrôler les paramètres physico-chimiques du produit fini afin d’assurer sa qualité et sa sécurité d’emploi. Les paramètres analysés sont le taux de biuret, la teneur en azote, la teneur en ammoniac libre, la teneur en humidité, la dureté des granulés et la densité apparente. Les résultats montrent que tous les paramètres sont conformes aux normes algériennes et à celles de l’OMS, à l’exception de la densité apparente, dont les valeurs dépassent légèrement les seuils recommandés. Toutefois, ce paramètre ne présente aucun risque toxique pour l’environnement ou la santé.
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    Diagnostic génétique d’une Néoplasie Endocrinienne Multiple De Type 2 (NEM2)
    (2025-06-15) SEHABA Samira; LAOUDJA Kheira
    La Néoplasie Endocrinienne Multiple de type 2 (NEM2) est une maladie génétique rare à transmission autosomique dominante, liée à une mutation du proto-oncogène RET. Elle se caractérise principalement par la présence d’un cancer médullaire de la thyroïde (CMT). Trois formes cliniques sont reconnues : NEM2A, NEM2B et le CMT familial. Le diagnostic repose sur l’analyse génétique permettant d’identifier une mutation pathogène. Nous présentons un cas de NEM2 confirmé par la détection d’une mutation RET.Ce diagnostic génétique permet une prise en charge ciblée et un dépistage familial si nécessaire. Il s’agit d’une patiente de 35 ans atteinte d’un carcinome médullaire de la thyroïde. Un échantillon sanguin a été envoyé pour analyse moléculaire du gène RET avec consentement éclairé (voir Annexe II). L’ADN a été extrait et analysé par séquençage de nouvelle génération (NGS). L’analyse a révélé une mutation constitutive pathogène survenant sur l’exon 11 du gène RET : c.1901G>C p.(Cys634Ser).Cette mutation entraîne le remplacement d’une cystéine par une sérine au codon 634.Elle est bien connue pour son lien avec le syndrome NEM2A et a été retrouvée à l’état hétérozygote.Il s’agit d’une mutation spécifique du NEM2A, également appelée C634R. Il s’agit d’un variant pathogène bien connu de la littérature selon Wells et collaborateurs, 2015. Cette patiente présente donc un néoplasie endocrinien multiple de type 2A et doit bénéficier d’une prise en charge adaptée, sachant que ce variant est associé à un risque élevé de CMT agressif et à un risque d’hyperparathyroïdie primaire dans 20 à 30 % des cas. La maladie est autosomique dominante avec un risque de transmission à la descendante de 50%. Un conseil génétique doit être proposé à cette patiente. En l'absence d'histoire familiale, et l'âge avancé du père de la patiente à sa naissance (70 ans) il s'agirait vraisemblablement d'une mutation de novo. Selon la littérature les mutations de novo sont favorisées par un âge paternel avancé. Une confirmation sur un second prélèvement reste cependant nécessaire. Notre étude souligne l'importance d'une approche multidisciplinaire intégrant diagnostics biologiques, imagerie et étude moléculaire de RET pour la prise en charge et le suivi des patients atteints de NEM, en particulier pour différencier les sous-types NEM2A et NEM2B et prédire le risque de CMT agressif. L'étude moléculaire systématique du gène RET devant tout CMT permet le diagnostic des formes héréditaires et une étude des apparentés génétiquement à risque.
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    Contribution à l’étude des facteurs de risque du DT2-Etude ISOR-
    (2025-06-26) BIRAM Mohamed Said
    Le diabète de type 2 constitue un problème majeur de santé publique, en constante augmentation, notamment dans les pays en développement. Cette étude s’inscrit dans le cadre de l’analyse des déterminants cliniques, anthropométriques et biochimiques associés au diabète de type 2 au sein de la population assurée urbaine d'Oran, à travers l’exploitation des données de l’étude ISOR, menée entre 2007 et 2009. L’échantillon final comprend 787 participants (378 hommes et 409 femmes), âgés de 30 à 64 ans. Les analyses ont porté sur des données anthropométriques (IMC, tour de taille, rTH, rTTT), cliniques (pression artérielle), et biologiques (glycémie, insulinémie, HOMA-IR, HOMA-β, lipides). Les résultats montrent que plusieurs variables étaient significativement plus élevées chez les sujets diabétiques, notamment le tour de taille, l’IMC, la glycémie et l’indice HOMA-IR. L’analyse des courbes ROC a révélé que le rapport taille/hanche (rTH) est le meilleur indicateur pour prédire le diabète, avec une AUC de 0,770. Cette étude met en évidence l’importance des paramètres liés à l’obésité abdominale et à la résistance à l’insuline dans la détection du diabète, et souligne la nécessité de stratégies de prévention ciblées au sein de cette population.
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    Évaluation de Biomarqueur PSA dans le Dépistage et le Diagnostic du Cancer de la Prostate
    (2025) Khamez Mohamed Sid Echikh
    Le cancer de la prostate est l’un des cancers les plus fréquents chez les hommes, en Algérie avec 200 à 300 nouveaux cas annuels à Oran, il évolue souvent silencieusement à ses débuts, L’Antigène Spécifique de la Prostate (PSA) est un marqueur clé pour le dépistage précoce de ce type de cancer. L’objectif de ce travail était d’ évaluer la fiabilité du dosage du PSA total et libre dans le dépistage du cancer de la prostate. Pour cela, nous avons réalisé étude prospective, 29 hommes ont été inclus, ils sont âgés de 34 à 81 ans (âge moyen : 61,3 ± 11,2 ans), repartis selon l'âge, le tabagisme et les antécédents familiaux. Les concentrations de PSA total variaient de 0,12 à 12,7 ng/mL, celles de PSA libre de 0,01 à 2,54 ng/mL, et le ratio PSA libre/total de 8,33 % à 41,18 %. Les résultats montrent une augmentation significative du PSA total avec l’âge, tandis que le PSA libre reste relativement stable. Les non-fumeurs présentaient un PSA total plus élevé que les fumeurs, mais ces derniers avaient un ratio libre/total plus élevé, Les individus sans antécédents familiaux de cancer de la prostate présentent un PSA total moyen plus élevé (3 ng/mL) et un ratio PSA libre/total légèrement plus bas (20,5 %) que ceux avec antécédents (2 ng/mL, 21,5 %). Ce travail a permis de mettre en évidence la complexité de l’interprétation des marqueurs PSA total et libre pour le dépistage du cancer de la prostate, en raison de leur faible spécificité et de l’influence de l’âge, des antécédents familiaux et du tabagisme, qui compliquent la distinction entre conditions bénignes, comme l’hyperplasie bénigne de la prostate. Ces résultats soulignent la nécessité d’une approche personnalisée intégrant des biomarqueurs avancés, tels que des tests urinaires ou sanguins, pour réduire les biopsies inutiles, ainsi qu’un accès élargi à l’imagerie par résonance magnétique pour guider les diagnostics. Pour l’avenir, il serait judicieux d’introduire progressivement ces biomarqueurs dans les centres hospitaliers via des partenariats public-privé, de lancer des campagnes de sensibilisation pour encourager le dépistage et le diagnostic précoce chez les hommes à risque, et d’explorer l’intelligence artificielle pour optimiser l’analyse des données cliniques et biologiques. Des études sur des populations plus larges, incluant les zones rurales où le dépistage est rare, et des tests génétiques permettraient de définir des seuils de PSA adaptés à la population algérienne, réduisant ainsi la mortalité par cancer de la prostate.