Évaluation de Biomarqueur PSA dans le Dépistage et le Diagnostic du Cancer de la Prostate
Évaluation de Biomarqueur PSA dans le Dépistage et le Diagnostic du Cancer de la Prostate
Fichiers
Date
2025
Auteurs
Khamez Mohamed Sid Echikh
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Résumé
Le cancer de la prostate est l’un des cancers les plus fréquents chez les hommes, en Algérie avec 200 à 300 nouveaux cas annuels à Oran, il évolue souvent silencieusement à ses débuts, L’Antigène Spécifique de la Prostate (PSA) est un marqueur clé pour le dépistage précoce de ce type de cancer. L’objectif de ce travail était d’ évaluer la fiabilité du dosage du PSA total et libre dans le dépistage du cancer de la prostate. Pour cela, nous avons réalisé étude prospective, 29 hommes ont été inclus, ils sont âgés de 34 à 81 ans (âge moyen : 61,3 ± 11,2 ans), repartis selon l'âge, le tabagisme et les antécédents familiaux. Les concentrations de PSA total variaient de 0,12 à 12,7 ng/mL, celles de PSA libre de 0,01 à 2,54 ng/mL, et le ratio PSA libre/total de 8,33 % à 41,18 %. Les résultats montrent une augmentation significative du PSA total avec l’âge, tandis que le PSA libre reste relativement stable. Les non-fumeurs présentaient un PSA total plus élevé que les fumeurs, mais ces derniers avaient un ratio libre/total plus élevé, Les individus sans antécédents familiaux de cancer de la prostate présentent un PSA total moyen plus élevé (3 ng/mL) et un ratio PSA libre/total légèrement plus bas (20,5 %) que ceux avec antécédents (2 ng/mL, 21,5 %). Ce travail a permis de mettre en évidence la complexité de l’interprétation des marqueurs PSA total et libre pour le dépistage du cancer de la prostate, en raison de leur faible spécificité et de l’influence de l’âge, des antécédents familiaux et du tabagisme, qui compliquent la distinction entre conditions bénignes, comme l’hyperplasie bénigne de la prostate. Ces résultats soulignent la nécessité d’une approche personnalisée intégrant des biomarqueurs avancés, tels que des tests urinaires ou sanguins, pour réduire les biopsies inutiles, ainsi qu’un accès élargi à l’imagerie par résonance magnétique pour guider les diagnostics. Pour l’avenir, il serait judicieux d’introduire progressivement ces biomarqueurs dans les centres hospitaliers via des partenariats public-privé, de lancer des campagnes de sensibilisation pour encourager le dépistage et le diagnostic précoce chez les hommes à risque, et d’explorer l’intelligence artificielle pour optimiser l’analyse des données cliniques et biologiques. Des études sur des populations plus larges, incluant les zones rurales où le dépistage est rare, et des tests génétiques permettraient de définir des seuils de PSA adaptés à la population algérienne, réduisant ainsi la mortalité par cancer de la prostate.
Description
Mots-clés
Cancer, prostate, Biomarqueur PSA, diagnostic, dépistage précoce.