Sclérose en plaques : Essai clinique comparatif de l’apport de la vitamine D dans l’amélioration du handicap moteur au CHU d’Oran.

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Date
2021-05-19
Auteurs
AIDI Ahmed
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Résumé
Introduction : La sclérose en plaques est une affection neurologique évolutive. Elle représente la première causedu handicap du sujet jeune. Il s’agit d’une maladie autoimmune à la fois inflammatoire et neurodégénérative,touchant la substance blanche du système nerveux central (SNC) et à un degré moinsla substance grise, d’étiologie inconnue. Aujourd’hui, elle intéresse plus de 2.5 millions de personnes dans le monde, débutant entre 20 et 40ans et touchant trois fois plus de femmes. Parmi les facteurs étiologiques environnementaux, untaux sérique de vitamine D anormal bas a été noté dans différentes études. La prévalence à la SEP à l’échelle mondiale est influencée essentiellement par la combinaison defacteurs à la fois génétiques et environnementaux, dont ces derniers incluent les infections a`Epstein-Barr Virus (EBV) et un taux sérique anormalement bas de vitamine D. Les connaissances sur la vitamine D, ont beaucoup évolué ces dernières années. Aucune étude surl’implication de la vitamine D dans la SEP n’a été effectuée à ce jour en Algérie, ce qui a motivénotre travail de thèse. Les travaux impliquant le rôle de la vitamine D dans la sclérose en plaques sont connus depuislongtemps Objectifs : -L’objectif principal de l’étude est d’évaluer l’apport de la vitamine D dans l’amélioration duhandicap moteur. Les objectifs secondaires étant : -Déterminer l’apport de la vitamine D dans l’amélioration de la fatigue -Déterminer si le taux sérique de la vitamine D était corrélé avec la forme de SEP. Patients et Méthodes : Il s’agit d’un essai clinique randomisé en simple insu réalisé sur 106 patients avec un groupeplacebo et un groupe supplémenté en vitamine D. C’est une étude comparative prospective au coursde laquelle nous avions recrutés tout patient atteints d’une sclérose en plaques (SEP) selon lescritères de disséminations temporo-spatiales de 2005, 2010 et 2017, sur une période de cinq ans,étude réalisée au service de neurologie du CHU d’Oran. Résultats : L’âge médian de la population étudiée est de 42 ans avec des extrêmes d’âge allant de 17 à 69ans, avec un sex-ratio de 3,6 (F/H), 74,5% des patients présentaient la forme rémittenterécurrente. -L’étude montre que le score EDSS ne cesse de s’améliorer dans le groupe vit D avec unedifférence statistiquement significative entre les moyennes des scores EDSS selon les groupes avecun P value = 0.02 qui devient ensuite très significative avec un P value = 0.001 à la fin del’étude. - Une amélioration du score de la fatigue chez les patients du groupe vitamine D est observée. Carla différence est statistiquement significative avec un p=0.01, puis devient très significative avec un p= 0,003 et avec un test de Log Rank qui retrouve un p=0.001 entre les groupes. -La forme rémittente-récurrente était associé à un taux plus élevé de vitamine D en comparaisonavec les autres formes. Car les résultats montrent une différence statistiquement très significative dans les différentes formes cliniques avec un p=0.001. -Par contre, concernant les troubles cognitifs, il n’y avait pas de différence significative entre lesdeux groupes d’étude avec un P=0,08 pour le test SDMT. Conclusion : Notre étude révèle que dans l’ensemble nos résultats sont conformes aux données de la littérature,retrouvés dans plusieurs travaux scientifiques. Nos résultats montrent la prépondérance del’hypovitaminose D chez nos patients. Cependant un travail multicentrique s’avère nécessaire à larecherche d’autres facteurs génétiques ou environnementaux pour expliquer ce déficit en vitamineD sous un climat ensoleillé.
Description
Mots-clés
Vitamine D- Handicap moteur –fatigue - Sclérose en plaques –patients CHU Oran.
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