Thèses "Chirurgie Dentaire"
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Parcourir la collection Thèses "Chirurgie Dentaire" par Auteur "KHELIFA Moussa"
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- ItemTraitement conservateur des fractures condyliennes : Etude descriptive au service de Pathologie et Chirurgie Buccales CHU d’Oran.(2019-12-21) KHELIFA MoussaIntroduction : Les fractures condyliennes mandibulaires sont fréquentes, avec un pourcentage allant de 29 % à 52 %. Elles représentent l'aspect du traumatisme maxillo-facial le plus controversé en ce qui concerne la classification, le diagnostic et la gestion thérapeutique générant de nombreuses discussions dans la littérature [80]. Matériel et méthodes : Notre étude avait pour objectif principal de décrire les résultats cliniques et radiologiques du traitement conservateur (thérapeutique fonctionnelle et traitement orthopédique) des fractures condyliennes chez l’adulte et l’enfant dans une population de l’Ouest Algérien. Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective avec un recueil prospectif du traitement conservateur des fractures condyliennes réalisée au service de Pathologie et de Chirurgie Buccales au CHU Oran de Janvier 2010 à Janvier2017. Résultats : Nous avons colligé 136 patients présentant une fracture condylienne confirmée cliniquement et radiologiquement dont 104 adultes et 32 enfants. Parmi nos patients, 103 soit 75,7 % étaient de sexe masculin et 33 soit 24,3% de sexe féminin. Le sex ratio était donc de 3,1:1. L’âge moyen des patients au moment du diagnostic était de 27,54 ans avec des extrêmes allant de 04 à 84 ans. Parmi les étiologies, les CBV occupaient la première place parmi les adultes avec 38.5 % alors que les chutes primaient chez l’enfant avec 68.8%. Dix-sept fractures étaient capitales soit 11.33%, 53 fractures étaient sous condyliennes hautes (SCH) soit 35.33% et 80 fractures étaient sous condyliennes basses (SCB) soit 53.33%. Le chevauchement était le type de déplacement le plus souvent retrouvé avec 67 fractures soit 44.66%. L’association la plus fréquemment retrouvée à la fracture condylienne était la fracture symphysaire. Le groupe ayant bénéficié de la thérapeutique fonctionnellereprésentait 45 patients soit 33.08%. La moyenne de l’ouverture buccale finale de notre population d’étude globale était de 41.9mm. La moyenne de la propulsion finale de cette même population était de 6.85mm. La moyenne de la diduction droite finale de notre population d’étude était de 7.41mm. La diduction moyenne gauche finale était de 7.33mm. La durée de suivi globale variait de 06 mois à 24 mois chez les adultes avec une moyenne de 15 mois. Pour les enfants, la durée de suivi globale variait de 36 mois à 80 mois avec une moyenne de 58 mois. Aucun de nos patients n’a présenté une constriction permanente fibreuse ou bien osseuse desmâchoires. Discussion : L’analyse de régression logistique a prouvé en termes d’ouverture buccale et de diduction, que la fracture SCH ainsi que le caractère bilatéral ressortent comme facteurs prédictifs d’un mauvais résultat thérapeutique aussi bien en étude univariée quemultivariée. Conclusion : Nos résultats thérapeutiques indiquent qu’uneapprocheconservatrice bien menée des fractures du processus condylien chez l’adulte et surtout l’enfant, permet l’obtention de résultats satisfaisants à long terme sur le plan fonctionnel et architectural même s’ils restent loin del’excellence.