Effets comparés des hydrolysats de protéines végétales (cicer arietinum) ou marines (sardina pilchardus) sur le métabolisme des lipides et des lipoprotéines et leurs susceptibilité à l ‘oxydation chez le rat Wistar consommant un régime enrichi en cholestérol

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Date
2025-06-30
Auteurs
DEHIBA Faiza
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Éditeur
Université Oran1
Résumé
Le but de cette étude est de comparer chez le rat la capacité des hydrolysats de protéines de la sardine avec ceux de pois chiche à prévenir la dyslipidémie ainsi que le stress oxydatif et l’état inflammatoire induit par un régime enrichi en cholestérol. Des rats mâles de souche Wistar (n=24) pesant 210 ±10 g sont divisés en 3 groupes et soumis à un régime de 20% de caséine, 1% de cholestérol et 0,5% d’acide cholique pendant 28 jours. 2 Groupes reçoivent quotidiennement par gavage une solution d’hydrolysats de protéines de pois chiche (HPC) ou de sardine (HPS) (250 mg.kg-1 de poids corporel de rat). Le troisième groupe reçoit de l’eau et constitue le groupe témoin (T). Les résultats ont montré que le CPH a réduit le poids corporel (p < 0,05) par rapport aux groupes HPS et T ainsi que le poids relatif du foie. Cependant, l'excrétion fécale du cholestérol était 1,8 fois plus élevée dans le groupe HPC vs HPS et T. En revanche, l’hydrolysat des protéines de pois chiche et particulièrement HPS réduisent la cholestérolémie et la triglycéridémie respectivement de -1,5-, -1,2-fois chez le groupe HPC et de -2,9-, -1,5-fois chez le groupe HPS. Ces mêmes hydrolysats et particulièrement ceux de HPC diminuent les teneurs en CT et en EC au niveau hépatique comparées avec ceux de T. Cette diminution s'accompagne d'un contenu fécal élevé, avec une excrétion 1,8-fois plus importante dans le groupe HPC comparé aux groupes HPS et T, alors que celle du groupe HPS reste similaire au groupe T. Par ailleurs, HPC a stimulé significativement l’activité LCAT l’enzyme responsable du transport inverse du cholestérol. L’évaluation du statut redox montre que les teneurs en hydroperoxydes et en MDA sériques et érythrocytaires sont significativement plus faibles chez HPS et HPC. Cette diminution est concomitante avec la réduction des concentrations en MDA et en hydroperoxydes VLDL chez les 2 groupes traités. En revanche les HPC réduisent significativement les taux de MDA et hydroperoxydes des LDL. Comparés au groupe T, les concentrations en isoprostanes sériques sont respectivement 1,3-, 3-fois plus faibles chez HPC et HPS et cette valeur est 2,3-fois plus faible chez HPC vs HPS. Chez le groupe traité avec HPC, les teneurs en dérivés carbonylés sont respectivement 1,3- et 2,8-fois plus faibles au niveau du sérum et de l’aorte par rapport au groupe T. De même, la capacité antioxydante des HDL est nettement plus importante chez ce même groupe vs HPS et T. Cette capacité antioxydante des HDL obtenue avec HPC résulte d’une augmentation de l’activité LCAT (+38%) et PON1 (+8%). Par ailleurs, les concentrations en hydroperoxydes des rats traités avec HPC et HPS sont plus élevées au niveau de l’aorte alors qu’au niveau des érythrocytes ces valeurs sont plus faibles de -10% comparées aux rats hypercholestérolémiques non traités. Les concentrations en MDA des érythrocytes sont significativement plus faibles chez les deux groupes traités vs T. Par contre, ce contenu n’a été réduit qu’au niveau de l’aorte par HPS. De plus, les plus faibles teneurs en monoxyde d’azote sont notées chez le groupe HPS. Ces valeurs sont significativement diminuées de -55% au niveau des érythrocytes et de l’aorte par rapport aux groupes HPC et T. Toutefois, les HPS ont induit une plus forte activité superoxyde dismutase (SOD) sérique comparés aux HPC alors que celle de la glutathion peroxydase (GPx) est restée similaire chez tous les groupes. En revanche, les HPC ont augmenté l’activité SOD et catalase des érythrocytes de +46% et +90% par rapport à celles des rats traités avec HPS et de +79% et +82% par rapport aux rats témoins. L’exploration du statut inflammatoire révèle que les HPS et en particulier les HPC diminuent les teneurs plasmatiques en fibrinogène et les teneurs sériques en acide urique, albumine et CRP qui sont de 9%, 11 % et de 22% respectivement. En conclusion, en plus d’une activité anti-inflammatoire avérée, les hydrolysats de protéines de sardine et particulièrement ceux du pois chiche exhibent des propriétés antioxydantes et hypocholestérolémiantes, ce qui suggère fortement le potentiel thérapeutique en tant qu'agents nutraceutiques pour prévention des maladies cardiovasculaires à la fois et l’amélioration du profile lipoprotéique (via la réduction des fractions athérogènes VLDL/LDL) ainsi que la modulation du stress oxydatif et inflammatoire.
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Mots-clés
Rat; Sardine ; Pois chiches ; Statut redox ; HDL ; Hydrolysats ; Protéines ; Erythrocytes ; Aorte ; Hypocholestérolémiant
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