Contribution à l’étude épidémiologique des dysfonctionnements de l’appareil manducateur d’origine prothétique chez l’édente partiel. Évaluation comparative entre la prothèse conjointe et la prothèse adjointe.
Contribution à l’étude épidémiologique des dysfonctionnements de l’appareil manducateur d’origine prothétique chez l’édente partiel. Évaluation comparative entre la prothèse conjointe et la prothèse adjointe.
Date
2023-02-28
Auteurs
HOUARI BELKADI Hakima
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Éditeur
Résumé
La prothèse partielle est une solution thérapeutique qui permet chez l’édenté partiel de rétablir l’occlusion perturbée, de restaurer les fonctions orales, d’améliorer l’esthétique et de contribuer à la longévité des structures résiduelles y compris l’appareil manducateur.
Toutefois, une éventuelle dysfonction de ce dernier est toujours possible si cette restauration est mal adaptée.
Ce travail rapporte les résultats d’une enquête épidémiologique type cas-témoins qui a pour objectif principal d’étudier la relation entre la prothèse partielle et le dysfonctionnement de l’appareil manducateur chez les patients présentant un édentement partiel encastré.
Notre étude a été réalisée au sein du service de prothèse du centre hospitalo-universitaire d’Oran chez 594 patients âgés de 18 ans à 66 ans.
Nos résultats avaient montré une association significative entre la présence de la prothèse partielle et le dysfonctionnement de l’appareil manducateur (Odd ratio ajusté de 1.69 (IC à 95% [1.18-2.4], P= 0.003).
Le facteur prothétique de risque majeur est l’ancienneté de la prothèse datant de plus de 5 ans, suivi de l’instabilité prothétique et en dernier les interférences protrusives avec des Odd ratio ajustés respectifs (2.93, 2 .55 et 2.17) et des P 0.05.
En comparant l’impact des deux types de prothèse partielle (prothèse adjointe et prothèse conjointe) sur l’appareil manducateur, nous n’avons pas pu marquer une différence significative.
La description du profil clinique a conclu que les signez les plus répandus chez les porteurs de prothèse partielle ayant le dysfonctionnement de l’appareil manducateur sont la déviation du trajet d’ouverture buccale (76.4 %), suivi de douleur à la palpation des ptérygoïdiens médiaux (63 %), la palpation douloureuse de l’articula (54.5 %) et le bruit articulaire (53.9 %).
Le dysfonctionnement de l’appareil manducateur est une pathologie très fréquente chez les femmes jeunes adultes. Bien qu’il soit multifactoriel la prothèse partielle peut constituer un facteur de risque non négligeable d’où la nécessité d’une thérapie préventive adaptée.
Description
Mots-clés
Etude cas-témoins, Prothèse partielle (PP), Prothèse partielle adjointe (PPA), Prothèses conjointe, Édentement partielle encastré, Dysfonctionnement de l’appareil manducateur (DAM), occlusion prothétique.