Comorbidité Schizophrénie-Addiction au cannabis.

dc.contributor.authorAZZEDDINE Ratiba
dc.date.accessioned2025-01-30T08:41:08Z
dc.date.available2025-01-30T08:41:08Z
dc.date.issued2012-11-14
dc.description.abstractDe nombreuses études ont montré que la fréquence de l’usage, de l’abus et de la dépendance au cannabis est particulièrement élevée chez les patients atteints de schizophrénie et ce, à tous les stades de la maladie : lors du premier épisode psychotique et au cours de l’évolution. Les raisons de la fréquence de la comorbidité sont multifactorielles mais encore mal connues. Elles comprennent les effets psychotomimétiques induits par la consommation de cannabis certains traits de personnalité et une vulnérabilité familiale. Ces facteurs ne s’excluent pas mutuellement. Notre travail de recherche se propose de faire une mise au point, à partir de la littérature récente, sur l'incidence et la nature de ces troubles et d’interroger le lien qui unit les troubles liés à l’usage de cannabis et la schizophrénie. La première partie théorique aborde les aspects cliniques, évolutifs, pronostics et thérapeutiques, de ces patients comorbides et les explications possibles quant à la présence accrue de ce double diagnostic chez cette population de schizophrènes. La seconde partie est illustrée par une étude comparative descriptive entre deux sous populations, schizophrènes consommateurs de cannabis et schizophrènes non consommateurs de cannabis et ce afin de préciser les caractéristiques psychopathologiques et cliniques, des patients doubles diagnostics. Le profil de notre patient comorbide est celui d’un jeune homme célibataire, sans profession, dont le niveau d’instruction est moyen ou primaire. Il a des antécédents personnels somatiques dans 55% des cas, il présente des antécédents carcéro-judiciaires dans 26,25% des cas, des antécédents familiaux psychiatriques dans presque un cas sur deux et des antécédents familiaux toxiques dans plus d’un cas sur deux. La forme clinique de schizophrénie que présente notre patient comorbide est une forme productive dans 68,75%, et le mode de prise de cannabis est celui de la dépendance (86%). Notre patient a commencé la prise de toxique à un âge précoce, avec une moyenne de 17 ,51 ± 3,72 ans ; il a eu les premières manifestations psychotiques à un âge jeune avec une moyenne de 22,18 ± 3,5 ans. La moyenne d’âge entre la prise de toxique et le début des troubles est de 5,31 ± 4,04 ans. Notre patient a bénéficié de séjours hospitaliers, dont le nombre est variable, la moyenne est de 4,05 ± 3,03 fois. Il n’a pas eu de cures de sevrage dans 86% des cas ; il a présenté des troubles cognitifs dans 52% des cas. Les résultats de notre étude sont comparables à ceux de la littérature. Enfin, dans la conclusion, nous envisageons des propositions de prise en charge de la double problématique qui soient adaptées à notre contexte, avec ses spécificités socioculturelles et surtout compatibles avec les systèmes de soins existants déjà dans notre pays.
dc.identifier.urihttps://dspace.univ-oran1.dz/handle/123456789/4316
dc.language.isofr
dc.subjectschizophrénie, cannabis, comorbidité.
dc.titleComorbidité Schizophrénie-Addiction au cannabis.
dc.typeThesis
grade.ExaminateurABOUBEKEUR Abdelmadjid, Professeur, Université Oran1
grade.ExaminateurBELAID A., Professeur, Université Alger
grade.ExaminateurMIDOUN Nori,Professeur, Université Oran1
grade.GradeMaître de conférences B
grade.PrésidentBARIKI A., Professeur, Université Blida
grade.RapporteurKACHA F., Professeur, Université Alger
la.MentionTrès Honorable
la.SpécialitéPsychiatrie
la.coteDOR-411
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