L’élévation prématurée de la progestérone avant la ponction folliculaire, est-elle révélatrice de la qualité de l’endomètre ?

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Date
2024
Auteurs
GUEDECHE Hania
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Résumé
L’élévation prématurée des taux de progestérone avant le déclenchement de l’ovulation lors des cycles de fécondation in vitro (FIV) est suspectée d’altérer la qualité de l’endomètre et de compromettre les chances d’implantation embryonnaire. Cette étude rétrospective descriptive visait à évaluer la relation entre ces taux de progestérone et l’épaisseur endométriale chez des patientes subissant une FIV. L’étude a porté sur 307 patientes ayant consulté au centre de fertilité EL MAWLOUD à Oran entre janvier 2022 et décembre 2023. Les données cliniques, biologiques et embryonnaires ont été collectées à partir des dossiers médicaux informatisés. Les critères d’inclusion comprenaient les patientes ayant subi une FIV/ICSI avec dosages de la progestérone sérique au déclenchement et au transfert, ainsi que des mesures échographiques de l’épaisseur endométriale. Les résultats ont montré que la majorité des patientes (61%) avaient entre 30 et 40 ans. 88% des patientes présentaient un taux de progestérone < 2,5 ng/ml au jour du déclenchement, considéré comme optimal pour l’implantation embryonnaire. 75% des patientes avaient une épaisseur endométriale entre 8 et 12 mm, jugée idéale pour l’implantation. 79% des transferts embryonnaires ont eu lieu au 5ème jour (stade blastocyste). Une relation a été observée entre les taux de progestérone et l’épaisseur endométriale. Un taux de progestérone de 60 ng/ml au moment du transfert semblait être optimal pour obtenir une épaisseur endométriale favorable à l’implantation embryonnaire (12,5 mm). Le transfert de 3 embryons frais était le plus fréquent (41%), suivi du transfert de 2 embryons (34%). Cette étude souligne l’importance d’un équilibre hormonal précis, notamment des niveaux adéquats de progestérone, pour optimiser la réceptivité endométriale et les chances d’implantation embryonnaire lors des traitements de FIV. L’approche globale de cette étude, analysant l’impact de multiples facteurs sur les résultats de la FIV, apporte une vision d’ensemble sur les interactions complexes entre ces différents paramètres. Des analyses plus approfondies, combinant des données cliniques, biologiques et moléculaires, permettraient une compréhension encore plus fine de ces mécanismes complexes et pourraient conduire à une amélioration des protocoles de FIV et des taux de réussite.
Description
Mots-clés
Progestérone précoce, épaisseur endométriale, fécondation in vitro (FIV), Centre EL MAWLOUD.
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