Evolution des patients porteurs d'une infection chronique post hépatique virale C sous traitement par bithérapie pégylée.
Evolution des patients porteurs d'une infection chronique post hépatique virale C sous traitement par bithérapie pégylée.
Date
2015-05-26
Auteurs
AMANI Nassima
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Résumé
TITRE :
Evolution des patients porteurs d’une infection chronique post hépatitique virale C sous traitement par bithérapie pégylée
PROBLEMATIQUE ET OBJECTIFS :
Le traitement de l’hépatite chronique C, repose sur une bithérapie pégylée associant interféron pégylée et ribavirine, seule option thérapeutique disponible en Algérie à l’heure actuelle. Les inhibiteurs de protéase de première génération, première vague (télaprevir et bocéprevir) étant très peu utilisés, vu la difficulté de leur utilisation et la gravité potentielle de leurs effets secondaires (AFEF, 2014).
L’intérêt de réaliser une étude dont les objectifs principaux seraient d’évaluer la réponse virologique prolongée au traitement antiviral et de déterminer les facteurs prédictifs de bonne réponse thérapeutique.
SUJETS ET METHODOLOGIE :
Il s’agit d’une étude longitudinale prospective. La population d’étude (N=131) a été colligée au niveau du service de gastro-entérologie du CHU d’Oran, Centre à vocation régionale où tous les schémas de traitement ont été instaurés. Le recueil des informations sur les patients s’est fait prospectivement de 2009 jusqu’à l’année 2012. Tous les patients ont eu une évaluation du stade de fibrose par PBF et/ou FIBROTEST en préthérapeutique. On admet que 9,2% ont bénéficié d’un traitement d’emblée sans évaluation préalable de fibrose, en regard des recommandations puisqu’il s’agit de génotype 2. Le suivi par le FIBROTEST a été réalisé chez l’ensemble des malades un an après arrêt du traitement : les taux de réponse virologique ont été calculés en intention de traiter (IT), c'est-à-dire par rapport à la totalité des patients ayant reçu le traitement.
RESULTATS et DISCUSSION :
Ou observe une prépondérance des génotypes 1 et 2avec une prévalence de 95,8 % et des fréquences respectives de 49,8% et 45,8%. On note une prédominance du sexe masculin avec un IMC moyen de 26,7 ce qui correspond à la catégorie « surpoids » :
• 16,6% des patients présentent un syndrome métabolique.
• 42% des cas se trouvent à un stade de fibrose (F0, F1), 22,9 % présentent une atteinte hépatique modérée (F2) et 26% se trouvent à un stade avancée (F3, F4).
• L’insulino résistance virale définie par un index de HOMA 3, est présente chez 28,6% des patients.
• Dans l’ensemble des réponses, (les taux de réponse virologique ont été calculés en intention de traiter) 71,8% ont en une RVS+, 18,3% sont des non répondeurs et 9,9% des rechuteurs.
• 6,1 % des patients ont du interrompre leur traitement
• 43,5 % des patients sont diabétiques dont 26% présentent un diabète de type 2
• Les signes prédictifs de bonne réponse thérapeutique dans notre étude sont représentées par l’apparition d’une anémie précoce, une virémie faible et une fibrose < F3, une réponse précoce complète et hyper triglycéridemie initiale.
CONCLUSION :
La fibrose étant un facteur pronostic majeur de l’évolution au cours de l’hépatite chronique C, son évaluation après traitement s’impose pour confirmer son amélioration mais aussi pour vérifier l’absence de progression surtout en présence de cofacteurs de fibrogénèse. L’apport du FIBROTEST® dans le suivi est satisfaisant avec une VPP et VPN respectivement de 96,4% et 74,6%.
L’accès pour un plus grand nombre de patients aux traitements, soulève le problème du dépistage de l’infection à VHC. En effet la politique actuelle de dépistage dans les groupes à risques àmontré ses limites. Le coût élevé des nouveaux traitements, implique des indications et des choix raisonnables dans leur utilisation. Il serait judicieux d’évaluer l’impact de ces nouvelles molécules sur l’évolution de la fibrose. Ces données suggèrent que l’hépatite C reste une maladie hépatique, nécessitant une surveillance rapprochée, même après éradication du virus. L’éradication de l’infection devient un objectif réaliste et passe obligatoirement par l’identification des patients atteints d’hépatite C en l’absence d’un vaccin disponible.
Description
Mots-clés
Virus de l’hépatite C, Bithérapie pégylée, Syndrome métabolique, Indice HOMA, Performance du Fibrotest, Facteurs prédictifs de réponse au traitement, Progression de la fibrose.