Caractérisation des propriétés physiques des matériaux impliqués dans l'accélération des feux de forêt

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Date
2021-12-01
Auteurs
HAMAMOUSSE Nadjet
Nom de la revue
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Titre du volume
Éditeur
Université Oran1 Ahmed Ben Bella
Résumé
Cette thèse est consacrée à la caractérisation des propriétés physiques des matériaux qui peuvent contribuer à l’accélération brutale et imprévisible des feux. Parmi les hypothèses proposées, nous essayons de développer celle de l’inflammation des gaz biogéniques émis par la végétation. Dans la première partie, le modèle numérique de Petit Monde est validé sur l’incendie réel qui a eu lieu près du village de Suartone en Corse en 2003. Ce modèle hybride combine le modèle de Petit Monde, le modèle de rayonnement de flamme et les propriétés macroscopiques et semi-physiques du combustible végétal. Les feux réel et simulé sont comparés en termes de vitesse de propagation et de contour du front de feu. En outre, une étude de sensibilité du modèle a été réalisée afin d’identifier les paramètres les plus prépondérants du modèle numérique en terme de vitesse de propagation du feu. Cette analyse a permis également d'estimer l'erreur maximale sur le taux de propagation. Bien que le modèle a réussit à prédire la vitesse de propagation mais plusieurs paramètres ne sont pas correctement estimés (perte de masse critique, accélération/ décélération du feu, COVs). L’inflammabilité est influencée soit par la présence de l’eau dans la végétation, soit par les COVs. Actuellement, aucun modèle numérique ne prend en compte cette accélération brutale. Afin de développer le modèle, la caractérisation de ces facteurs est importante. Dans la seconde partie, l'inflammabilité et la combustibilité des aiguilles de Pinus Halepensis fraiche et partiellement séchées sont étudiées en utilisant quatre différentes méthodes de séchage: un séchage naturel à l’ombre, un four à micro-ondes, un dessiccateur à rayonnement infrarouge et une chambre climatique. Toutes les méthodes utilisées impliquent une perte simultanée des vapeurs d’eau et de volatils pendant le processus de séchage. Cela influence fortement l’inflammabilité des échantillons. Pour les quatre techniques, la variation du temps d’allumage en fonction de la teneur en eau varie exponentiellement et l'exposant caractéristique coïncide pour toutes les techniques de séchage avec des erreurs statistiques sauf pour le séchage naturel ou il est plus élevé. Le temps de résidence de la flamme semble non corrélé à la teneur en eau mais les fluctuations des temps d'allumage et de résidence de la flamme augmentent proportionnellement en fonction de la teneur en eau de la végétation. La précision des paramètres caractéristiques obtenus varie d’une méthode à l’autre. Dans la troisième partie, une revue générale est réalisée sur Composés Organiques volatiles biogéniques. Ensuite, une caractérisation qualitative des traces de COVs émis pas les feuilles de Rosmarinus officinalis après séchage et à différentes températures a été réalisée en utilisant la technique de chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC – SM).
Description
Mots-clés
Feux Accélérés, Méthodes De Séchage, Combustibilité, Composés Organiques Volatiles, Modèle De Petit Monde, Validation, Etude De Sensibilité, Covs, GC – SM, Pinus Halepensis
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